anr2Le deadline pour les dépôts des pré-propositions de l’appel à projets générique de l’ANR approche. Cette année, le dossier est encore allégé étant donné qu’il n’y a que 3 pages à écrire. Typiquement, il est recommandé de faire 1,5 page de descriptif scientifique du projet (contexte, positionnement et objectif), une demi-page « d’organisation du projet » et enfin une page de « impact et retombée du projet ». Je trouve que pour cette dernière partie, c’est un peu long étant donné que le projet n’est pas fait et qu’il est donc difficile de spéculer sur son impact et retombées, mais comme j’adore la science-fiction, ce n’est pas un vrai problème.

Au fur et à mesure des années, la longueur du texte à fournir diminue et je pense que dans quelques années on se contentera d’un titre et quelques mots clés, ça fera gagner du temps à tout le monde. Je prends donc cette nouvelle réduction de longueur de pré-projet comme une bonne nouvelle. Cela me permettra de passer moins de temps sur chaque proposition. Cette année mon objectif est d’être partenaire d’environ une dizaine de projets. Mon calcul est le suivant : étant donné que le taux de succès final tourne autour de 10%, statistiquement il faut soumettre 10 projets pour en avoir un de financé.

Une mauvaise nouvelle toutefois : je constate que l’ANR verse dans la mode du « co-financement » (ou encourage le co-financement ?). Je trouve que le co-financement est vraiment une plaie qui faudrait éradiquer de notre paysage, cela complexifie grandement les dossiers (mais disons que ça permet aux divers partenaires un affichage de financement de projets à la hauteur du total, alors que leur niveau d’intervention réel est très souvent bien inférieur). J’espère vivement que dans quelques années la condition pour déposer un projet ne sera pas d’avoir au préalable un engagement de co-financement déjà acquis !

Publicités