« Vous avez fait le choix d’un projet humaniste, ambitieux pour l’indépendance de notre pays, pour notre Europe, un projet républicain dans ses valeurs, un projet social, écologique, un projet fondé sur le travail et la création, un projet de libération de nos forces académiques, culturelles, entrepreneuriales » (extrait de la déclaration du président E. Macron, dimanche 24 avril juste après son élection).

Cette phrase est absolument géniale car on y trouve tout ou presque. Mais on peut se poser la question : qu’est-ce que la libération des forces académiques ? et j’en entends dire : « libérées de quoi ? ». Heureusement, Gaïa Universitas sait décrypter le langage allogène qu’est le Jupitérien et va vous expliquer.

Cela s’articule autour de trois grandes idées qui, en gros, vont nous extraire de l’assujettissement universitaire qui bride la libération de nos forces.

La première est de terminer un travail commencé il y a plus de 10 ans par V. Pécresse. Il s’agira là de renforcer la gouvernance des Universités, de laisser plus de libertés dans l’organisation et les ressources humaines. Bref c’est une sorte de décentralisation. Bien entendu le CNU n’y survivra pas.

La seconde est de constater que notre système est révolu. Les dualités de notre système ESR seront supprimées : les grandes écoles seront intégrées dans les Universités et les organismes de recherche seront supprimés (où transformés en simple agence de moyens) laissant les Universités être des opérateurs de recherche.

Enfin la troisième, c’est de nous libérer de la dépendance financière afin que nous soyons complètement libres. Désormais, les Universités devront rechercher leurs ressources par elles-mêmes.

Pour plus de détails, on pourra relire le résumé du programme ESR du candidat E. Macron (billet Gaïa).

Universitaire, que la force soit avec toi !