La période actuelle n’est pas très joyeuse, pour ne pas dire inquiétante. Heureusement les étudiants sont plein de ressources et d’énergie. Certains d’entre eux ont décidé d’occuper un amphi de la Sorbonne et autres lieux de l’enseignement supérieur. Leur slogan est « Ni Macron, Ni Le Pen ! ».

La coordination Antifasciste Inter-Universitaire lance une alerte :  « L’AG dans la Sorbonne vient de voter l’occup d’une aile de la Sorbonne ! On donne sur la rue Victor Cousin, on a besoin de ravitaillement et de soutien devant maintenant, venez vous rassembler devant !! » ça chauffe vraiment, on se croirait presque à Marioupol. 

Les appels aux blocages et occupations se multiplient. A vrai dire, je n’ai jamais compris cette notion de blocages ou autres actions de perturbation des lieux de savoir. Pourquoi ne pas aller faire in sit-in le bâtiment du conseil constitutionnel pour marquer son mécontentement devant cette « arnaque électorale » qu’est le suffrage universel ?

Par ailleurs les blocages des lieux de savoir, n’est-ce pas une atteinte aux libertés fondamentales de circuler ou de s’instruire ? On imagine le scandale, à juste raison, si un groupe d’extrême droite tentait ce genre d’action pour imposer sa vision politique …

Je peux comprendre qu’on ne soit pas heureux d’un second tour Macron – Le Pen. Mais parfois la démocratie consiste à voter pour éviter le pire. Il aurait fallu voter autrement au premier tour.

Aujourd’hui les slogans dans ces AG semblent largement dominés par l’anti-macronisme. Je me souviens qu’autrefois la jeunesse emmerdait le front national. Les temps ont bien changé …

Au-delà de l’agitation étudiante, j’ai pu constater que l’anti-macronisme était également très présent chez les enseignants chercheurs et chercheurs. Il faut dire que certaines personnes, en particulier à l’extrême gauche, se sont investies sans relâche pendant des années pour nous expliquer que le macronisme n’était rien d’autre qu’une émergence d’un néo-fascisme. Il fut une époque où l’extrême gauche tapait sur l’extrême droite, là aussi les temps ont bien changé …

Et puis l’histoire n’est pas terminée, il y a aussi les législatives avec un scrutin à deux tours. Une assemblée des élus, c’est au moins tout aussi important qu’un président. Je crois qu’hier on a eu une position claire de LFI : « La France insoumise est favorable à des discussions avec les autres partis de gauche pour les législatives à condition que le « regroupement se fasse autour du programme porté par Jean-Luc Mélenchon » et à la proportionnelle des résultats du premier tour » (source AFP). LFI n’a rien compris à la signification de ce premier tour de la présidentielle, je crois.

Pardon pour ce billet un peu déstructuré, mais comme la fin du monde est proche, on s’en fout un peu, n’est-ce pas ?