La Ministre F. Vidal l’a annoncé en fin de semaine : la rentrée se fera 100 % en présentiel mais « selon l’évolution de la situation sanitaire, des mesures de freinage pourront être décidées. ». Après une année très galère, ça fait du bien de partir en congés avec cette perspective, même si on sait aujourd’hui qu’on entame la nouvelle vague liée au variant delta et que nul aujourd’hui n’est capable d’en prévoir l’ampleur. Je pense qu’on y verra plus clair fin août, soit certainement peu de temps avant la rentrée …

Sur les réseaux sociaux, comme d’habitude, les réactions sont virulentes. On lui reproche de faire des annonces sur annonces pour des promesses bien trop précoces compte tenu que la situation sanitaire est impossible à savoir deux mois à l’avance. Si elle n’avait rien dit, les mêmes se seraient déchaînés pour lui reprocher son silence et l’absence de préparation de la rentrée. On vit dans un drôle de monde …

Deux points reviennent souvent et je pense qu’ils sont légitimes. Le premier est celui des étudiants étrangers dont les pays sont actuellement sur la liste rouge Covid. Pour ces pays, les entrées sur le territoire national « sont soumises au régime des motifs impérieux ». Je ne sais pas si faire des études est considéré pour un motif impérieux mais une recherche rapide semble dire que ça peut être le cas. En effet, dans la liste des motifs impérieux, on peut lire que l’un des motifs est « Participation à un programme d’échange universitaire. Pièce exigible : certificat de scolarité établi par l’établissement ». Tout cela est important, bien entendu pour les étudiants qui sont dans l’incertitude, mais aussi pour nombre de masters qui ne doivent leur survie qu’à la présence d’étudiants internationaux.

Le second point concerne la problématique de la qualité de l’air dans les locaux universitaires. Il ne semble pas que ce soit à l’ordre du jour. Il faudrait pour cela effectuer des travaux dans les locaux souvent vétustes des Universités et donc il faudrait de l’argent. On pourrait prendre ça dans le budget du plan de relance puisque celui-ci prévoit des investissements dans l’immobilier universitaire. Mais hélas c’est fléché sur la rénovation thermique et en plus il semblerait que les projets ont déjà été sélectionnés …

Il ne reste qu’une seule solution pour envisager réellement une rentrée 100 % présentiel : vaccination la plus massive possible !