Le monde d’après se met en place actuellement. Les secteurs d’activité et les groupes de pression se mobilisent pour aller grappiller les milliards qui pleuvent de partout. Assurément, on commence à voir la couleur de ce monde d’après : il sera comme avant. Il est en effet évident qu’on cherche surtout à sauvegarder l’existant plutôt que d’investir dans la transformation.

Il est toutefois un secteur qui résiste héroïquement à cette folie capitaliste. Ce secteur est l’enseignement supérieur et la recherche. Des promesses d’investissement ont été faites l’année passée, rééditées durant le confinement et confirmées après avec l’avant-projet de loi LPPR. Mais c’est sans compter sur la vigilance et la résistance des chercheurs et universitaires à ces attaques intolérables : ils se mobilisent pour lutter contre cette dérive néolibérale. Donner plus d’argent à la recherche ? Revaloriser les carrières des jeunes chercheurs ? C’est inadmissible ! la recherche se doit d’être désintéressée et libre de toute pression financière et l’université est avant tout le lieu de la connaissance, de l’esprit critique et du débat !

Dans un autre monde (imaginaire), il y aurait pu y avoir des réactions plus mesurées et constructives, du genre « mouais ta loi LPPR elle n’est pas terrible, transformons-là en un plan de relance pour l’ESR ». Mais les syndicats et les collectifs nonistes sont vent debout contre la LPPR, ne lui trouvant rien, absolument rien de positif. D’ailleurs, le gouvernement l’a bien compris aussi puisque qu’il a décidé de reporter l’examen de la loi à plus tard, on ne sait pas quand, de toute façon pour l’instant il a d’autres choses bien plus prioritaires à traiter.

Assurément, le monde d’après sera comme avant …