Après mon cours magistral de la semaine passée (billet précédent « précarité à l’Université »), passons aux travaux pratiques (TD). On trouvera ci-dessous l’énoncé d’un problème concret d’un collectif d’enseignants-chercheurs en difficulté, suivi de questions auxquelles vous devez répondre. Vous avez une heure. Vos réponses doivent être postée dans la boite à commentaires. Calculatrice, ordinateurs, smartphone et notes de cours non autorisés.

Énoncé du problème : le contexte du problème est celui l’année 1 d’une licence en informatique à l’Université Paris 8. Il a été identifié un malaise des enseignants-chercheurs. Ce malaise est expliqué dans le document en annexe. Pour le résumer, les enseignants-chercheurs disent que ce n’est pas possible de faire leur métier correctement face à une promo de 90 étudiants car les effectifs ont en hausse et les moyens humains pour enseigner sont en baisse. Lors d’une AG, à la majorité, ils décident de fermer la licence d’informatique l’année prochaine. A noter que cette annonce de fermeture, qui restait toute symbolique et voulait exprimer un raz le bol, a été démentie par la présidence de l’Université Paris 8 (lire ici). L’année prochaine, la licence ouvrira avec une capacité d’accueil de 90 étudiants, comme cette année.

 

Question 1. Un des EC dit : « j’ai donné cette année à une classe en cours magistral, là où avant on faisait les séances de TD à 30, 35 étudiants, cette année on était 70 ». Cet EC a-t-il eu raison d’accepter de faire des TD avec 70 étudiants ?

Question 2. Un autre EC dit qu’il fait 163 heures complémentaires cette année : « Je suis enseignant-chercheur, mais vous pouvez enlever le mot chercheur, parce que la recherche, je ne sais pas à quel moment je peux la faire. En pratique, je la fais pendant mes vacances. Et pourtant, on est jugé seulement sur cet aspect-là ». Faut-il limiter ou interdire les heures complémentaires à l’Université ?

Question 3. Les EC, à la majorité, ont voté une fermeture de la licence. Il y avait trois scénarios possibles (1) continuer comme cette année (2) adapter le nombre d’étudiants à la capacité d’accueil (3) fermer la formation. On examinera chacun des trois scénarios en discutant de leurs avantages et inconvénients.

Question 4. Ce n’est pas discuté dans le document, mais on admettra que le taux d’échec à cette L1 se situe dans la moyenne nationale (environ 60 % d’échec en L1). Faut-il examiner les prérequis des étudiants lors de l’inscription à l’Université ?