Lu sur le site de SLU (ici) : « La nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait sa maternelle à Nice, son CP à Nice, collège et lycée à Nice, sa maîtrise à Nice, son doctorat à Nice, elle est devenu maître de conférence à Nice puis professeur(e) d’université à Nice, vice-présidente formation de l’université Cote d’Azur installée sur le campus Valrose à Nice, présidente de l’université de Nice, mais elle est née à … Monaco. C’est dire si elle est parfaitement représentative du parcours de mobilité que l’on exige maintenant de tous les jeunes voulant se consacrer à la recherche ».

Je trouve cette remarque particulièrement déplacée. D’accord, elle est née quelque part, a fait ses études là où était sa famille et elle a trouvé un emploi dans ce périmètre géographique. Je ne vois pas en quoi une remarque sur l’origine géographique des personnes est intéressante car elle ne gage en rien de leurs compétences. On oubliera de dire aussi qu’à l’époque où Frédérique Vidal a été recrutée, les « exigences » de mobilité n’existaient pas vraiment. Par ailleurs, on oublie aussi de faire remarquer que ces exigences ne sont nullement inscrites dans un texte et que les recrutements se font par les pairs (collègues universitaires et chercheurs) selon des critères qu’ils établissent par eux-mêmes.

L’autre problème (selon SLU) avec Frédérique Vidal, c’est qu’elle a porté jusqu’au succès le projet IDEX UCA Jedi de l’université de Nice. Le problème, c’est que pour y parvenir, elle s’est compromise avec un grand nombre d’entreprises et qu’elle a intégré dans le projet deux Business School, ainsi que des écoles d’ingénieurs. Bref « la raison de cette nomination tient au regard bienveillant envers les entreprises qui lui a permis d’emporter les suffrages du côté du patronat, clusters, startup et autres écosystèmes en marche (c’est dans son ADN comme on dit à BFMBusiness) » source ici.

On oubliera aussi de dire que Frédérique Vidal est une universitaire, que peut-être c’est aussi une des raisons de sa nomination ? et que c’est peut-être une bonne nouvelle pour l’université ?

Publicités