« La dualité entre grandes écoles et universités sera remise en cause. Les grandes écoles publiques, recentrées sur leurs missions d’intérêt général, seront associées à des universités en égalisant les moyens octroyés. Nous créerons un service public national de l’enseignement supérieur artistique, en cotutelle avec le ministère de la Culture.

Après la dissolution des « Communautés d’universités et d’établissements » (ComUE), les universités seront rassemblées dans une seule structure nationale souple et démocratique.

Nous garantirons l’indépendance statutaire des enseignant·e·schercheur·euse·s et assurerons un cadre national des diplômes. L’université aura deux organes délibératifs : le Conseil national de l’ESR (CNESER) et le Conseil national des universités (CNU) seront rénovés et démocratisés. Les établissements relevant de ce cadre national ne pratiqueront pas de frais d’inscription, qui seront pris en charge par l’État. Ils seront laïcs et seront les seuls autorisés à remettre des diplômes reconnus pour les concours de la fonction publique et les conventions collectives.

Le service d’enseignement des enseignant·e·s-chercheur·euse·s sera abaissé à 160 heures de travaux dirigés (TD) et le service des enseignants sans décharge de recherche, de 386 à 300 heures de TD. Les heures complémentaires, les vacations et les CDD techniques seront plafonnés.

La procédure de qualification sera remplacée par un recrutement national par le CNU. Le périmètre des sections du CNU sera revu, avec par exemple la création d’une section « Économie et société » afin d’assurer le pluralisme dans l’enseignement et la recherche économique et sociale. Le recrutement passera par un concours avec une phase d’admissibilité sur dossier et des auditions nationales pour l’admission. La phase de mobilité sera uniformisée.

Nous lancerons un plan de recrutement dans tous les corps de métiers et les catégories de la fonction publique. En attendant l’audit complet des besoins, un objectif de 5 000 chercheur·euse·s, enseignant·e·s-chercheur·euse·s et personnels techniques en trois ans est un minimum. Ce plan s’accompagnera de la titularisation des précaires correspondant à des besoins permanents, notamment pour créer des postes de maîtres de conférences. Le recours aux non-titulaires sera plafonné à 5 % des effectifs hors doctorant·e·s et stagiaires. L’application de la loi Sauvadet, connue pour ses effets pervers dans le monde de la recherche notamment, sera améliorée pour permettre de bonnes conditions de titularisation de l’ensemble des personnels.

Comme pour l’ensemble des fonctionnaires, la valeur du point d’indice sera augmentée de 7 % pour rattraper le gel entre 2010 et 2016. Les salaires des non-titulaires seront indexés sur ceux des fonctionnaires. Les primes au mérite et à l’excellence seront supprimées. »

Source: https://avenirencommun.fr/livret-de-lenseignement-de-recherche/

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