master2Cette fois c’est fait ou presque. A la rentrée 2017, les masters seront sélectifs à l’entrée, et non au milieu du cycle, comme c’est le cas actuellement (réminiscence des DEA et DESS …). «  Les universités pourront refuser des étudiants à l’entrée en master pour des raisons de place (capacités d’accueil) ou de niveau » (source ici).

On se rappelle aussi l’engagement que tout titulaire d’une licence aurait de droit un accès au master. Donc que faire des recalés ? « Ces derniers pourront solliciter le recteur pour se voir proposer une solution qui tienne compte « de leur projet professionnel et de l’établissement dans lequel ils ont obtenu leur licence ». Le recteur de la région académique devra alors faire trois propositions de formations et s’assurer que l’une au moins des propositions concerne en priorité l’établissement dans lequel l’étudiant a obtenu sa licence, lorsque l’offre de formation le permet et, à défaut, un établissement de la région académique » (source ici). L’UNEF veille : « Mais nous attendons de voir comment ce droit à la poursuite d’études sera garanti. Nous voulons être sûrs qu’un étudiant ne sera pas obligé d’être mobile sur le territoire » (source ici).

A mon avis, cette mesure pourrait conduire à une forte différenciation des masters en termes de niveau, un peu comme les GE (et leurs classements). Assez rapidement, certains masters, dans des universités de renom, deviendront très sélectifs. Mais au final, il ne faut pas s’inquiéter : on ouvrira autant de masters que nécessite la situation (on tentera d’éviter de les appeler « masters de second rang » …)