dindonLa semaine passée, on avait appris que l’ESR était fortement touché par des réajustements budgétaires, avec des annulations à hauteur de 256 millions d’euros. Une partie concernait  les organismes de recherche (pour 134 millions d’euros) et le reste sur le « programme formations supérieures et recherche universitaire » (lire ici). Puis, suite à une tribune publiée par Le Monde, écrite par plusieurs chercheurs prix Nobel et qui dénonçait un « suicide scientifique et industrie » (lire ici), on a appris que l’annulation de crédits a été annulée, sur fond de passe-passe budgétaire. Ces derniers jours, on apprend que les chercheurs Nobel de la tribune ont été reçu par François Hollande, qui a annoncé « qu’il renonçait aux 134 millions d’euros d’annulations de crédits prévues dans le projet de décret sur les budgets du CNRS, du CEA, de l’INRA et de l’Inria ». […] « Quand le président a découvert la tribune dans Le Monde, il a décidé en cinq minutes de revenir sur cette décision de gestion administrative qu’il ignorait, explique un conseiller. Ce ne sont pas les chercheurs en particulier mais l’image de la. France, ce qui pose un problème par rapport au discours sur la fierté nationale. […] « La décision présidentielle ne vaut cependant que pour 134 millions sur les 256 millions de coupes prévues pour l’enseignement supérieur et la recherche : 61 millions portant aussi sur la recherche (espace, énergie, environnement) restent pour l’instant annulés. Tout comme le solde touchant les universités », lire ici.

Certes les universités ne sont certainement pas une « fierté nationale », mais on pourra quand même remarquer qu’elles souffrent tout autant, sinon plus, de difficultés budgétaires. On pourra bien entendu faire remarquer que les universitaires pouvaient également écrire leur tribune pour protester, ou bien les étudiants. A ma connaissance, ils ne l’ont pas fait et d’ailleurs c’est très calme sur la toile à ce sujet. Bref les universités sont une fois de plus les dindons de la farce …