Je rempile avec un autre titre en langue étrangère. Emporté par mon train de pensée, je n’ai pas divergé dans mon propos du billet précédent, alors que je souhaitais aussi partager des réflexions inspirées par cet article d’opinion publié par l’éditorialiste John Lloyd pour l’agence Reuters (lire ici).

L’article s’étend évidemment sur un domaine bien plus important que le seul domaine de l’enseignement supérieur, et il touche bien sur en partie à la formation professionnelle. Si il n’y a effectivement rien de nouveau à l’Ouest comme je dissertais dans le billet précédent, le phénomène décrit par Lloyd a de quoi interpeler. Je serais étonné si nombre de discutants de Gaïa ne se sont pas déjà interrogés sur cette question, et on peut se demander ensuite si, comme cette question peut sauter aux yeux de l’individu, où est la réponse institutionnelle, politique, éducative, que pourrait donner l’université, française évidemment mais ailleurs aussi, à ce dilemme. On remplace des enseignants universitaires par des MOOC (ou mieux, par des agrégés comment le souhaite Pierre Dubois, ce qui est piquant parce que ces fonctionnaires bien formatés peuvent tout avoir du robot!), on a une « exigence de service public de proximité » qui est parait il la préoccupation première de l’enseignement supérieur français, mais comment articule-t-on cela avec cette évolution de l’univers professionnel, à l’intérieur de l’université et en dehors?

Je crois qu’on peut aussi profiter du début de l’année pour ouvrir les débats autour de cette question. D’une part on se demande si la France va se complaire dans son immobilisme, d’autre part on pourra tout aussi bien s’interroger pour savoir quelles vont être les conséquences du mobilisme qui se fait malgré les velléités françaises de retenir le temps?