stageG. Fioraso travaille manifestement main dans la main avec l’UNEF. Un gros dossier qui a beaucoup avancé ces derniers temps est celui des stages des étudiants. Un proposition de loi est actuellement à l’étude. Sur son blog, G. Fioraso explique les grands principes de cette proposition de loi : « le stage doit demeurer un outil au service de la formation, et pas un substitut à l’emploi ». «  Triple objectif de cette proposition de loi : l’intégration des stages dans les cursus de formation, leur encadrement pour limiter les abus et l’amélioration du statut des stagiaires ». Source ici, blog de G. Fioraso.

Par ailleurs, il y a une augmentation significative du montant de la gratification mensuelle minimale prévue pour les stages, qui passe de de 436 à 523 euros. « Ce sont des gestes forts en faveur de l’amélioration de la situation sociale des jeunes » (Source idem).

Si j’ai bien compris, il y a aussi une modification de la durée minimum de stage nécessaire pour que l’étudiant touche cette gratification (ça passe de deux mois à un mois). Cette dernière disposition touche particulièrement les stages plutôt courts de BTS, IUT, L3 ou M1. Dans le cas des L3 et M1, ils sont souvent faits dans des laboratoires sous la forme d’une « initiation à la recherche » avec une durée de l’ordre de 6 à 8 semaines. Cette nouvelle « loi des stages » engendrera un surcout important pour les laboratoires. A ma connaissance, aucune disposition n’est mise en place pour compenser ce surcout. Les laboratoires vont devoir piocher dans leurs ressources propres s’ils veulent continuer à prendre des stagiaires … dans mon laboratoire, j’ai estimé (à la louche) que cette mesure allait couter aux alentours d’un équivalent de 15 % du budget « récurrent » de mon laboratoire (c’est-à-dire qui provient des dotations de l’Etat).

A mon avis, on va y réfléchir à deux fois avant de s’engager à prendre des stagiaires …