erasmusFin Janvier, le Times Higher Education publiait la liste des 25 universités les plus internationales (lire ici). Le podium était occupé par trois établissements suisses (École Polytechnique Fédérale de Lausanne, Institut Fédéral de Zurich et l’Université de Genève). Le classement tenait compte de la proportion d’étudiants étrangers et de personnels d’origine étrangère.

Quelques jours après, début février, les suisses se sont prononcés en faveur d’une limitation de l’immigration de masse lors d’une consultation populaire (et qui se doit d’être appliquée).  Dans les universités, j’imagine que le résultat de cette consultation a été diversement apprécié (lire ici, par exemple). Les étudiants ne seraient pas concernés par cette limitation de l’immigration, mais on peut quand même penser que ça mettra un sérieux frein à l’attractivité des universités.

La réaction de l’Union Européenne ne s’est pas fait attendre. En effet, elle a suspendu  ses accords avec la Suisse dans le domaine de l’ESR, à commencer par le programme Erasmus (lire ici le texte de l’UE). Elle a par ailleurs suspendu la négociation sur la participation de la Suisse au programme Horizon 2020. La Suisse n’est plus considérée comme un État associé, mais un État tiers (lire ici). Les bourses ERC pourraient également n’être plus éligibles aux chercheurs travaillant en Suisse. En Suisse, c’est la panique dans les universités, les universitaires étaient très loin d’imaginer que les mesures de rétorsion de l’UE iraient jusque-là (lire ici). Daniel Cohn-Bendit  « vous verrez, les Suisses reviendront à genoux » … j’espère alors qu’ils nous alors apporteront du chocolat, pour s’excuser …

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