moocCes derniers temps, on a beaucoup parlé des MOOC sur la toile (dans ce blog également, lire ici). Récemment, on peut lire aussi quelques articles qui tempèrent un peu l’enthousiasme initial. Par exemple, beaucoup d’étudiants décrochent des MOOC dans lesquels ils sont inscrits, bien plus que s’ils étaient en présentiel quelque part. Les prestigieuses universités se demandent si c’est réellement une bonne idée de faire un « massif » (car elles craignent alors de voir leur diplômes dévalués). Le modèle économique est lui aussi remis en cause, sans compter ceux qui brandissent le spectre de la destruction de l’université.

Pour François Germinet, pré­sident de l’université de Cergy-Pontoise, les MOOC ne sont que des objets « têtes de gondole » qui n’auront pas vraiment d’impact important. Par contre, il pense que ce sont les SPOC (Small pri­vate online classes) qui vont se développer et vont s’imposer. Extrait d’une interview sur vousnousils.fr : « Il y a de nombreux malenten­dus sur les cours en lignes. Il faut distinguer les MOOC, en tant que cours ouverts et massifs d’envergure internationale, et les SPOC (Small private online classes) qui sont des cours privés très proches du principe de la classe inversée à distance. Dans le premier cas, les MOOC ne représentent pas vraiment l’avenir de l’université : il s’agit de têtes de gondole qui parti­cipent à la renommée de l’établissement. En revanche, les SPOC, ces séquences pédagogiques accessibles par un petit groupe d’étudiants pour ensuite être retravaillées avec les enseignants, ont de l’avenir à l’université » (lire ici pour la suite de l’interview).

On se demande bien qui va s’imposer : les MOOC ou les SPOC ? Cela me fait l’effet d’un combat entre la grande distribution et ses hypermarchés et les petites épiceries de quartier privilégiant les produits du terroir … Mais dans tous les cas, on va vers une évolution profonde des approches pédagogiques …

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