budgetLes problèmes budgétaires de l’université de Versailles – Saint-Quentin (UVSQ) ne semblent pas se résorber. Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire, on pourra trouver un résumé des épisodes précédents ici (très instructif). Pour faire court, l’université se retrouve dans le rouge à cause d’une dérive non maitrisée de la masse salariale et de coûteux partenariats public-privé (PPP). Il y un trou d’environ 5 millions d’euros et la direction actuelle n’arrive pas à présenter un budget à l’équilibre (après plusieurs conseils d’administration consacrés au budget). Le dernier date de quelques jours (14 février) et il n’était pas en équilibre. En conséquence, c’est l’état qui reprend la main : « C’est donc au recteur que revient désormais la tâche d’établir, sous quinze jours, un budget exécutoire » (source ici).

Il semble que les problèmes budgétaires de l’université viennent surtout d’un recrutement trop volumineux de contractuels. Mais l’équipe présidentielle « refuse de mettre dehors des contractuels et de fermer des formations. Depuis un mois, un travail a été fait avec les services de l’université, du rectorat et du ministère. Mais, mécaniquement, on ne peut pas faire davantage d’économies. Le budget présenté en janvier comportait déjà de gros efforts : la mutualisation de masters avec nos partenaires de Paris-Saclay ou le report de certains projets par exemple. » Source ici.

Pour un porte-parole de l’intersyndical  UNEF-CGT-FSU « il n’y a pas d’autre issue que d’augmenter la dotation budgétaire de 10 millions d’euros » . G. Fioraso ne l’entend pas comme ça : « ça ne veut rien dire « on demande 10 millions ». L’université ne fermera pas, mais je veux qu’elle aille au bout de son plan de redressement. Et s’il faut passer par une administration provisoire, on le fera. On l’a déjà fait… Nous prendrons des décisions, et elles seront sévères. L’UVSQ est la seule à se retrouver dans cette situation. Il y a eu des erreurs de gestion par le passé. » source ici.

Le problème de G. Fioraso est très simple : si elle cède sur ce dossier ça veut dire qu’elle renfloue le trou de l’UVSQ. Dans ce cas, c’est certain que l’année prochaine, toutes les universités présenteront un budget en déséquilibre, ce qui ne serait pas bien grave étant donné que l’Etat sera là pour combler les déficits. Donc G. Fioraso tient bon et je pense qu’elle ne cèdera pas.

Le plus drôle dans l’histoire, c’est que la personne qui a plongé l’UVSQ dans le rouge, l’ancienne présidente de l’université, a été nommée rectrice à Dijon. Comme quoi l’État sait récompenser ses bons élèves … j’espère qu’elle viendra épauler son confrère de Versailles chargé du redressement de l’UVSQ …

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