dpda« Les grands pays de demain, si on veut raccrocher et non pas décrocher du wagon des grands pays industriels, c’est sur la connaissance et sur l’université qu’ils fondent leur compétitivité ». Manuel Valls, dans l’émission « des paroles et des actes » sur France 2, le jeudi 6 février 2014.

Je suis bien d’accord avec M. Valls mais il faut aussi convenir que la France est encore assez loin d’avoir les outils pour ambitionner de devenir un « grand pays de demain », étant donné le peu de considération qui est donné ici aux universités. Pour y arriver, il faudra réussir à franchir plusieurs difficultés très majeures.

Investir davantage dans les universités. On se souvient du fameux objectif du 3 % du PIB de la fin du siècle dernier. Presque 15 ans plus tard, on plafonne toujours à 2,2 %. Les universités sont les parents pauvres de cet investissement. Aujourd’hui, nombre d’entre elles ont de graves difficultés budgétaires.

Résorber la dualité de notre enseignement supérieur. C’est là un aspect assez simple car il suffit d’intégrer les grandes écoles dans les universités. Ce mouvement de rapprochement avait été initié en 2007 mais il est d’une lenteur abominable.

Résorber la dualité de notre recherche publique. Comme l’enseignement supérieur, le volet recherche est lui aussi dual, avec des organismes de recherche et des universités. Étant donné qu’aujourd’hui la majeure partie des chercheurs des organismes sont dans des labos de type UMR localisées au sein des universités, la notion d’une « recherche nationale » est devenue un peu désuète. De plus, ça ne serait pas du luxe que les chercheurs participent à la transmission des connaissances à la jeune génération.