solusDans le contexte budgétaire difficile des universités (en France mais aussi ailleurs) et celui de l’augmentation croissante des prix des abonnements aux revues scientifiques, on ne sera pas étonné que des établissements décident d’abandonner certains de leurs abonnements.  Quelques détails de cette histoire sont précisés dans un intéressant billet de Laurence Bianchini sur MyScienceWork (lire ici). On y apprend par exemple que l’UPMC s’est désabonné de la version électronique de la revue Science. Il est intéressant de constater que les problèmes ne sont pas rencontrés seulement avec les mastodontes privés comme Elsevier ou autre, mais aussi avec les sociétés savantes. Le billet relate la crise entre l’APS (American Physical Society) et le consortium Couperin. Finalement, l’APS a gagné, on l’a appris il y a quelques jours (lire ici).

Le billet se termine par un paragraphe titré « Schizophrénie académique ? », qui repositionne un débat récurrent mais qui pédale dans la choucroute : « On constate un dédoublement de personnalité de la part des institutions et de leurs représentants sur plusieurs points sous-jacents à la crise à laquelle nous assistons. Elles veulent à la fois soutenir le libre accès aux publications mais continuent à publier dans les revues les plus prestigieuses. Aucune ne veut rester dépendante d’éditeurs tous puissants, qui peuvent imposer leurs tarifs sous prétexte d’être indispensables, néanmoins aucune ne semble vouloir modifier ses critères d’évaluation qui poussent pourtant à la course aux publications prestigieuses. A quand un débat où tous les intéressés pourront exprimer leur point de vue ? ». Moi aussi j’ai plein de collègues qui se disent fortement motivés par le principe de publication ouverte et gratuite (car le savoir n’est pas une marchandise), mais concrètement j’en connais bien peu qui ont le courage de soumettre leurs inestimables travaux dans les canaux correspondants ou de rejoindre le mouvement de boycott de certains grands éditeurs …

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