baisseQuand on parle de sous, il y a souvent plusieurs discours. Dans son discours officiel, abondamment diffusé dans les médias, G. Fioraso se vante d’avoir pu obtenir un budget en augmentation de 2,2% pour les universités. « Pour tous les établissements, la dotation de base a représenté une augmentation comprise entre 1,5 % et 3 % par rapport à la dotation de base 2012 ». Il y a une réalité plus sombre, qu’elle évite autant que possible d’avouer : « Au sein de cette dotation de base, la part « Fonctionnement » a été effectivement réduite de 4 % en moyenne, au lieu du taux de 7 % appliqué dans toutes les administrations de l’Etat et les organismes dépendant d’autres ministères ». Source: communiqué de presse de la ministre, en mars 2013, à lire ici,  d’après un article sur EducPros, ici.

Pour résumer, il y a effectivement une augmentation globale mais aussi une baisse pour le fonctionnement. La raison est que la masse salariale (90 % du budget) augmente plus vite que l’augmentation attribuée. Ce qui fait baisser mécaniquement les crédits de fonctionnement (le fonctionnement représente environ 10 % du budget).

Très curieusement, les universités déclarent une baisse de fonctionnement souvent bien supérieure à la moyenne des 4 % calculée par la ministre. D’où une question que l’on doit poser : les chiffres de la ministre sont-ils fiables ? ou bien les universités ne savent pas gérer un budget ?

Ci-dessous, voici quelques bilans financiers d’universités. Ces tableaux de données sont extraits de dépèches AEF, picorées sur le site Scoop.it, enseignement supérieur et recherche. On constate une très forte disparité entre les annonces des universités.

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