LRU201C’est maintenant une quasi-certitude, le projet de loi ‘Fioraso’ va être adopté sous 15 jours par les parlementaires. On retiendra deux grandes polémiques. La première, sur « l’anglais à l’université » a été largement médiatisée et nous en avons fait ici plusieurs plateformes de débat (lire ici, ici et ). La deuxième (la « crise de la qualification ») est une bonne surprise finale, inattendue et inespérée, plongeant le monde universitaire dans le chaos et la perte de repère identitaire. Du bonheur pur, car encore plus que les sénateurs, on s’était tous endormis. Bref une chouette tartufferie, on aura bien rigolé (ici, ici et ).

Pour le reste, on ne sait pas trop quoi dire. Personnellement je trouve la nouvelle loi un peu terne, mais on ne peut pas dire non plus qu’elle va dans la mauvaise direction. On va juste dire qu’elle est une occasion loupée. Ce n’est pas pleinement une loi « ESR », c’est plutôt une loi du MESR, seulement centrée sur l’université en prenant bien garde de ne rien troubler par ailleurs (CPGE, GE, organismes de recherche). Pour d’autres, elle est la continuité du gouvernement précédent, une LRU2.0. Ceux-là sont surtout préoccupés de faire revenir le système comme c’était avant.

G. Fioraso : « Ce qui me frappe, c’est que mes contradicteurs, qu’ils s’insurgent contre le transfert en protestant que « le cerveau n’est pas à vendre » ou qu’ils regrettent au contraire que l’on revienne sur certaines dispositions de la loi LRU en créant ce qu’ils appellent des « usines à gaz »,  ne prennent pas position sur deux questions, cruciales à mes yeux : que faut-il faire pour les étudiants ? Comment faire en sorte que la recherche profite au pays et à l’emploi ? » (source ici).

Pour ma part j’ai un peu de mal à voir comment cette nouvelle loi permettra d’avancer significativement sur ces deux sujets. Peut-être par des décrets en accompagnement de la loi ?

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