baisseÇa semble aller assez mal dans les universités. Le MSER nous a pourtant bien expliqué que les budgets étaient en hausse dans l’ESR, mais il a oublié de préciser que l’augmentation ne compensait même pas celle de la masse salariale (maintenant gérée par les universités depuis le passage aux RCE). En conséquence, les crédits de fonctionnement sont souvent en baisse. On a souvent du mal à bien savoir combien ça représente, et d’ailleurs, très curieusement, ça semble être un peu différent d’un établissement à l’autre. Récemment, les trois universités Pays-de-la-Loire ont rendu public leur budget. Malgré un fort soutien des collectivités locales, elles présentent toutes un budget de fonctionnement en baisse importante (-11,3% pour Nantes, -13,0 % pour Angers, – 13,3%  pour Le mans, source ici). Chez moi il parait que c’est -6%. A vrai dire, je ne comprends pas pourquoi il y a de telles différences. Certaines universités sont mise sous tutelle, pour d’autres ça à l’air à l’équilibre. Est-ce un problème de gestion du potentiel humain (donc salaire) en regard des missions ? ou lié à des difficultés à trouver des ressources propres ?

Afin de donner un peu plus de lisibilité aux chiffres, il me semblerait important que l’on se décide enfin à séparer l’affichage du budget consacré à la masse salariale et celui directement utilisable par les établissements pour le fonctionnement. Sur ce volet « communication », le gouvernement actuel semble tomber dans les mêmes artifices que le précédent.

Il est loin le temps où B. Monthubert, alors en charge des questions de l’ESR au PS, dénonçait chaque année le budget trop faible et en trompe l’œil dévolu par « Pécresse la menteuse » : « Le budget des universités a certes augmenté, mais les charges qui leur ont été transférées ont encore plus augmenté : le bilan est donc négatif » (février 2011, lire ici). « Il est temps que cette situation change et que nous redonnions des moyens humains et financiers réels aux universités. Le Parti socialiste et François Hollande s’y engagent » (Janvier 2012, lire ici). Dans le concret, en 2013, ce n’est pas du tout ce qui se passe. Il est vrai que c’est la crise … Depuis, B. Monthubert a quitté la direction du PS. Il est maintenant président d’université et certainement très occupé à compter les sous de son IDEX.

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