failliteLes présidents d’université tirent la sonnette d’alarme. D’après eux, nombre d’universités seront en faillite prochainement.  La ministre avait pourtant annoncé une augmentation de 2,2 % pour l’ESR, mais cela ne s’est pas traduit dans les faits pour les universités (précisons que l’ESR, ce ne sont pas que les université mais aussi les organismes de recherche).  Au contraire, les universités doivent se serrer la ceinture pour faire fonctionner leurs missions.

Extrait de la position de la CPU : « La baisse importante des crédits de fonctionnement de l’ordre de 4 à 6% selon les établissements affectataires, y compris ceux qui étaient déjà largement sous-dotés. Les emplois créés ont ainsi, le plus souvent, servi à générer de la masse salariale, voire des crédits de fonctionnement et ruinent le bénéfice que les établissements affectataires pouvaient espérer de ces créations. Une part importante d’universités est inéluctablement conduite au déficit.»

Il faut dire que la ministre avait oublié de préciser que ses médiatiques 2,2 % d’augmentation de l’ESR étaient loin de couvrir les augmentations de dépenses liées aux évolutions de la masse salariale (GVT, CAS, …). En effet, depuis le passage aux RCE, cette masse salariale est transférée aux universités.

Je n’ai rien contre le passage aux RCE, mais pour avoir une vision claire de la situation budgétaire, il serait sain d’afficher séparément ce qui est affecté à la masse salariale et au fonctionnement du service public.

Source de l’information : SLU, lire ici. Lire aussi le billet de Sylvestre Huet (Libé), ici.

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