LicenceIV« L’UNEF demande à Geneviève Fioraso de rompre avec le mouvement de dérégulation des diplômes, c’est-à-dire de mettre en place un cadrage national des mentions de diplômes comprenant un socle commun d’enseignements disciplinaires et le nombre d’heures d’enseignement contenues dans le diplôme. Cette rupture avec répond à une triple exigence des étudiants : la garantie que les formations ont la même valeur dans tous les établissements et seront donc reconnus de la même façon par les employeurs, la rénovation de la pédagogie par des contenus pluridisciplinaires et une meilleure répartition des moyens dévolus aux formations ». Communiqué de la l’UNEF du 13 février, 13h00, lire ici.

Réponse de la Ministre, le même jour 15h10 : « Le processus d’accréditation permettra de mieux veiller à la qualité des formations. Il propose un nouvel équilibre entre un cadrage national renforcé et une mise en œuvre simplifiée dans les établissements autonomes. L’objectif est de rendre lisible pour tous, familles, étudiants, employeurs, une offre de formation aujourd’hui beaucoup trop complexe avec plus de 3300 intitulés de licence et plus de 5000 intitulés de master » (source ici).

Rappelons ce que la Ministre déclarait en janvier, à propos des licences : « Il faut en finir avec la jungle des formations, explique la ministre. Il y a 2 231 licences professionnelles et 1 420 licences générales avec des intitulés hyperpointus, souvent incompréhensibles pour les jeunes. » Objectif : diviser le nombre de licences par 15 pour parvenir à une nouvelle nomenclature nationale d’une centaine d’intitulés de licences générales par grands domaines. Les licences professionnelles, discutées avec les organisations professionnelles, ne devraient pas être touchées » (source ici).

S’il se passe des choses au travers l’écriture d’une une loi qui fait beaucoup réagir (souvent négativement), on peut aussi constater le silence assourdissant sur les réformes en préparation sur les formations. C’est vrai qu’à l’université, on est tellement plus passionné par ces petites intrigues de gouvernance, de représentation, d’évaluation ou de statuts. L’enseignement, définitivement, ne semble pas être la préoccupation des universitaires.

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