paresseuxFranchement, ces congés de Noël sont les bienvenus. Ça s’accompagne pour moi d’un paquet de copies à corriger d’un DS fait la semaine dernière. J’ai voulu m’en débarrasser au plus vite, et voilà c’est fait. Je m’attendais à des grosses catastrophes mais le constat est là : ce n’est pas si mal. Les étudiants sont étonnants. Ils ne travaillent pas en cours d’année mais savent souvent donner le coup de fouet quand il le faut (pas tous, bien entendu) et limiter les dégâts lors de l’évaluation.

Depuis quelques années, et cette année tout particulièrement, je crois observer un changement dans les pratiques studieuses des étudiants.  Il est devenu impossible de les faire travailler à la maison. Ils viennent en TD sans avoir relu leur cours, en TP sans aucune préparation. On a beau leur expliquer, insister pour qu’ils s’inscrivent dans un travail de fond, avec effort personnel, mais rien à faire, ça ne marche plus. Je m’y prends certainement mal … Pourtant, il y a encore quelques années, j’avais l’impression d’y parvenir pas trop mal. J’avoue ne plus savoir quoi faire. J’aime bien enseigner, mais dans ces conditions ça devient difficile d’avoir quelques satisfactions. Je suis peut-être un peu vieux jeu, mais pour moi les études doivent aussi valider des capacités à savoir faire un travail personnel. Le fait est que les étudiants se contentent des seuls travaux en classe. D’un autre côté, comme je le disais dans le premier paragraphe, ils savent donner le coup de collier quand arrivent le temps de l’évaluation. Mais je me demande ce qu’ils retiennent au bout du compte de leur « bourrage de crâne flash pour la note du DS » …

Une explication est peut-être donnée par une récente enquête sur les pratiques studieuses des étudiants européens (lire ici). Il apparait que les étudiants français travaillent peu, environ 31 heures par semaine, ce qui me semble bien maigre  …

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