L’European Research Council (ERC) a publié récemment quelques statistiques intéressantes à l’occasion de l’annonce des résultats de l’appel à projet des « Starting grants » (jeunes chercheurs très prometteurs). Ces statistiques donnent les résultats par pays d’accueil du projet et aussi par nationalité des porteurs de projet. On a donc à disposition des éléments sur l’attractivité des pays européens en termes de recherche (pays importateurs et exportateurs de matière grise, en quelque sorte). Les grands vainqueurs de l’appel à projet 2012 sont les chercheurs du Royaume Unis  (131 projets), suivis de l’Allemagne (78) et de la France (71). Mais en termes de nationalité des lauréats, les allemands sont les plus présents (92) suivis des britanniques (68) et des français (67). Les deux figures en fin de billet résument les données essentielles (l’ensemble est disponible ici). De ces statistiques, on peut conclure que :

Les anglais sont fortement importateurs mais ils ne s’exportent quasiment pas. Au contraire les allemands s’expatrient beaucoup et importent modérément. Quant à la France, sa balance commerciale est équilibrée, avec un volume de transaction assez modéré.

Deux petits pays ont des indicateurs assez anormaux. Il s’agit tout d’abord de la Suisse car un peu plus de la moitié des lauréats de projet en Suisse sont étrangers (mais le suisse s’exporte mal).  Au contraire, tous les lauréats des projets en Israël sont israéliens, et on notera qu’ils s’exportent également en nombre (deuxième pays exportateur après l’Allemagne).

Figure 1 : Lauréats selon leur nationalité, dans leur pays d’origine (en vert) et à l’étranger (en bleu, en bas). Source ici.

Figure 2 : Projets lauréats selon le pays d’accueil du projet. La répartition des nationalités est donnée par le code couleur. Source ici.

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