Quand on est universitaire, on a le bonheur de goûter le délicieux moment qu’est la remise de note. Tout comme quand on était élève et que la maîtresse s’approche pour vous rendre la copie, on n’en mène pas large. La maîtresse-évaluatrice des universitaires s’appelle l’AERES, et ça ne rigole pas dans la classe … Toutefois, récemment, l’AERES a fait son autoévaluation et propose d’améliorer sa notation. L’évolution majeure est que « la note globale d’une unité de recherche (ou d’une équipe de recherche) est remplacée par une appréciation textuelle courte bâtie sur les notes multicritères ». Ci-dessous, quelques détails sur les autres évolutions :

« – le maintien de la notation multicritères mais avec, à brève échéance, le lancement d’un travail visant à améliorer les critères actuels (qualité scientifique et production ; rayonnement et attractivité, intégration dans l’environnement ; gouvernance et vie du laboratoire ; stratégie et projet scientifique) ;

– au-delà de l’évaluation de l’unité, une flexibilité maintenue quant à la nature des entités évaluées : équipes, axes, thèmes ou projet, selon l’organisation interne de l’unité et le souhait de ses responsables ;

– le remplacement de la note globale A+, A, B ou C, par une appréciation d’ensemble littérale simple et courte (moins de 180 caractères), exprimant le message principal contenu dans les notes associées à chacun des critères.

Le remplacement de la note globale par une appréciation d’ensemble littérale sera opérationnel dès le début 2012, dans le cadre de la campagne d’évaluation 2011-2012 de l’agence. 

Pour poursuivre la démarche d’amélioration de l’évaluation et de la notation, l’AERES engage, sans délai, de nouveaux chantiers parmi lesquels : un réexamen des critères de la notation ; l’élaboration d’une fiche explicative décrivant les méthodes et les différents critères utilisés pour la notation multicritères ; et une réflexion sur les possibilités de minimiser le risque que l’évaluation d’une unité de recherche devienne un « tatouage » injustifié jusqu’à la prochaine évaluation. »

Lire le communiqué de presse de l’AERES ici, et le dossier plus détaillé ici.

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