Le ministre Laurent Wauquiez a donné les grandes lignes du prochain concours dans le cadre du PIA (plan d’investissement d’avenir). Il s’agit des IDEFI (initiatives d’excellence en formation innovante). On pourra lire les grandes lignes de ce programme ici, incluant un lien sur le power point présenté par le ministre mardi 25 octobre. On pourra lire que « ces projets devront préfigurer les formations universitaires du futur et promouvoir de nouvelles démarches de formation. Les innovations attendues se situent sur le plan de l’attractivité, y compris internationale, des étudiants, de leur employabilité, de la pluridisciplinarité, de l’ingénierie de formation, du lien avec la recherche, des partenariats conduits pour parvenir aux résultats attendus, y compris en termes d’égalité des chances et de variété des publics formés. »

Ce projet est présenté comme un « investissement pour l’avenir des étudiants ». Il y aura une vingtaine de projets retenus pour un total de 150 millions d’euros (trente projets en comptant des projets issus des IDEX mais qui seront financés par le package IDEX). D’après Monsieur Ricol (commissaire général à l’investissement), « le projet doit en outre disposer d’une « masse critique » suffisante (environ 100 à 300 étudiants concernés par le dispositif » (source ici). S’il y a une trentaine de projets qui sont effectivement retenus, ça fait environ 6000 étudiants qui sont concernés (en comptant en moyenne 200 étudiants concernés par projet). Quand on sait qu’il y a environ 2 millions d’étudiants en France, ce projet IDEFI concernera donc 0,3 % de la population étudiante. Pour ma part je trouve un peu gonflé de médiatiser sur le thème de « l’investissement pour l’avenir des étudiants » … mais cela ne trouble pas le ministre qui se donne l’objectif qu’un « maximum d’étudiants puisse bénéficier de ces formations » (source ici).

Certes on pourra dire que ces projets seront des phares, des exemples à suivre, des « démonstrateurs », qu’il s’agit « de préfigurer les formations universitaires du futur » et qu’il y a aura alors un effet d’entrainement. En attendant, on va mettre le gros paquet sur un nombre très restreint de formations (en moyenne 1 millions d’euros par an et par formation, pendant 8 ans). Tout cela reste dans l’esprit du PIA : concentrer les moyens sur « l’excellence » et rompre avec les pratiques du saupoudrage.

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