« J’ai souvent entendu dire que l’université française était le lieu de la « démocratie ». En réalité, si on compare son fonctionnement avec celui des université étrangères, on s’aperçoit que l’université française pouvait au contraire être regardée, avant la réforme, comme bien peu démocratique parce qu’elle n’associait pas suffisamment le monde extérieur à sa gouvernance. Il n’existait pas de système de pouvoirs et de contrepouvoirs à la Montesquieu : d’un coté la communauté académique et scientifique, et de l’autre les usagers, les partenaires de l’université et ceux qui la financent. La solution passe – et c’est ce que nous avons fait avec la loi de 2007 – par une ouverture vers l’extérieur […]. C’est cette ouverture que certains universitaires ont combattue … au nom d’une certaine conception de l’université. »

Valérie Pécresse, dans « Controverses. Universités, science et progrès », livre d’entretien avec Axel Kahn, NiL éditions, 2011.

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