« C’est incroyable qu’entre les étudiants de l’université et ceux des grandes écoles, il n’y ait aucun contact. Il faut absolument qu’à Saclay cela change. Pas seulement dans le domaine scientifique, mais aussi dans celui de la création d’entreprise. On trouvera sans doute davantage de créateurs d’entreprise à l’université, où les étudiants sont habitués à se battre, à se débrouiller tout seuls, que dans les écoles où ils sont terriblement “cocoonnés”, pris en charge, avec tapis rouge à l’entrée et à la sortie. Aussi nous défendons des choses très simples : nous voulons que les résidences universitaires ne soient pas dédiées à telle école ou université mais soient des bâtiments interécoles de façon à créer une sociologie étudiante plus diversifiée et que simplement ils apprennent à se connaître. Il faut également imaginer que les étudiants des grandes écoles puissent accéder aux excellents cours de l’université. Et réciproquement. Cela ne se fait pas aujourd’hui ! Donc il y a un énorme chantier d’ouverture et de brassage. » Pierre Veltz, président de l’établissement public de Paris-Saclay, In Le nouvel Economiste – Grandes Ecoles – Supplément au n°1568 – Du 26 mai au 2 juin 2011.

Le lecteur attentif de Gaïa aura remarqué que moi aussi je suis favorable à un rapprochement universités-écoles. Les raisons me paraissent tellement évidentes que ça me fatigue parfois de les détailler aux dubitatifs. Alors je leur réponds : « ben pour qu’ils aillent manger ensemble au RU, pardi ! ». Pierre Veltz est lui beaucoup plus expéditif : c’est directement dans le plumard des résidences universitaires ! Après tout, pourquoi s’embarrasser de préliminaires ?

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