Pour que personne n’ait le blues, voici une étude d’un chercheur de la Northeastern University de Boston, Andrew Sum, économiste qui a enquêté sur les statistiques du ministère de l’emploi américain sur les diplômés de moins de 25 ans, recueillies en 2009. Ils constatent une proportion croissante de diplômés qui n’occupent pas un emploi requérant leur niveau de qualification. Sur les titulaires d’une diplôme de premier cycle en 2009, 55,6% occupent un emploi pour lequel un tel diplôme est nécessaire. 22,4% ne travaillent pas, et 22% occupent des fonctions pour lesquelles leur qualification n’est pas demandée.

Varions la sauce. Si l’on considère seulement les diplômés en informatique ou mathématiques, ils sont 68,5% à occuper un emploi correspondant à leur qualification, contre 10,3% qui occupent un emploi pour lequel ils sont sur-qualifiés, contre 21,2% d’inactifs. Si l’on considère les diplômés en humanités, seuls 45,4% occupent un emploi correspondant à leur qualification, contre 25,2% d’inactifs et 29,4% occupant un emploi ne nécessitant pas un diplôme de leur niveau.

Les différences de revenu sont aussi édifiantes. Le revenu médian annuel (basé sur un salaire de départ) pour les titulaires d’un diplôme de premier cycle est de 26 756 dollars. Mais les titulaires de diplômes informatiques et mathématiques débutent avec 34 100 dollars annuels, et ceux de diplômes en humanités à 20 953 dollars (presque six mille de moins que le revenu médian!)

Bien entendu ce n’est pas la première indication que les études supérieures ne constituent plus le sésame pour un emploi correspondant à leur qualification et à un bon revenu. Ce qui est plutôt inquiétant, c’est que c’est une indication de plus, et que la situation évolue bien peu.

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