Comme certains le savent, l’Astronaute a emprunté sa navette pour un nouveau voyage vers une nouvelle planète où ses services ont été requis, et il s’est posé à la base FSLD sur T1852, dans la constellation de la colombe.

Premier constat, il fait un froid plus que sidéral: 1m de neige est tombé la semaine précédente, et malgré des conditions économiques assez complexes il faut reconnaître que les services de la voirie ont maintenu les routes ouvertes… à part dans ma propre rue, mais on ne va pas chipoter.

Dans les chroniques qui suivent, je vais vous confier quelques impressions de mes expériences dans cette nouvelle galaxie universitaire, histoire bien sûr de rester en contact avec la Gaia Universitas mais aussi pour échanger contrastes, comparaisons et éventuelles ressemblances.

Premier constat, les vacances universitaires d’hiver ne se terminent que cette semaine et pour l’instant le campus enneigé est totalement désert, hormis les enfants du coin qui utilisent la colline comme piste de luge. C’est quelque peu impressionnant de parcourir cet endroit d’ordinaire rempli et grouillant de jeunes vies. Pas un chat, hormis un vieux sur des béquilles qui maugréait que les étudiants allaient bientôt être de retour. Dans la nuit tombée précocement, entre les différentes maisons de bois du style propre à cette région, ainsi que les bâtiments plus caractéristiques de brique, brillent quelques lumières bleues. ce sont des postes d’appels, en cas d’agression. Ces fameuses lumières bleues se sont fort répandues il y a près de vingt ans, sous l’impulsion d’associations et aussi de courants de pensée qui craignaient pour la sécurité des étudiantes sur ces campus où la vie sociale est souvent particulièrement arrosée, en dépit des lois de l’état qui fixent la majorité pour consommer de l’alcool à partir de vingt et un ans.

Donc, dans la nuit hivernale, ces petites lumières bleues sont un peu le seul indice de vie… ailleurs c’est le blanc, sur les cours de tennis, sur le terrain de baseball. Quelques chemins ont été ouverts sur les trottoirs, on a l’impression d’évoluer dans une tranchée sur le front de l’Ouest…

Contraste lorsque l’on emprunte les transports en commun, assez bien organisés par ici, pour visiter les environs de H1636… là il y a foule, mais il est vrai que c’est en plus d’un lieu de savoir un haut lieu touristique (oeuvrez vous dans des universités « qui se visitent »?) mais aussi connu pour ses restaurants, bars, boites de nuit et nombreuses boutiques qui vont du grunge contreculturel aux enseignes les plus classiques.

Voici donc ces premières impressions. Demain, lundi, est jour férié et la fermeture se poursuit donc un jour de plus. Les choses sérieuses commencent mardi matin, dont je vous rendrai compte!