Sale temps pour l’université. Alors qu’elle sombre dans l’écriture des dossiers Idex (initiatives d’excellence), les IUT semblent en profiter pour se rebeller contre elle (Le Monde, ici). Extrait : « Les présidents des instituts universitaires de technologie (IUT) ont réclamé, vendredi 10 décembre, que soit revue la structure du réseau des IUT afin que ceux-ci soient dotés d’une « personnalité morale » leur permettant d’être indépendants des universités ». Pour ma part je ne savais pas qu’il y avait des présidents d’IUT, je pensais que les IUT étaient dirigés par des directeurs, regroupés en association, l’ADIUT. Comment peut-on avoir en même temps un président et un directeur ? Quel est le rôle de chacun ? Qui porte la voix de l’IUT ? Le directeur ? le président ? On en apprend un peu plus dans Les Echos (ici) : les présidents d’IUT sont issus à 95 % du monde de l’entreprise, ce qui peut certainement expliquer le peu d’enthousiasme pour la configuration imposée par la LRU.

Pour comprendre le problème, rappelons que depuis la LRU les IUT n’ont plus d’indépendance budgétaire. Ils sont une composante de l’université et ne reçoivent plus directement la dotation de l’Etat. Celle-ci est envoyée à l’université de tutelle qui gère les finances et qui distribue ensuite vers les composantes (dont les IUT).  D’après les présidents d’IUT, « les dysfonctionnements entre chaque IUT et son université sont de plus en plus nombreux ».

Pour en savoir plus, on pourra lire les chroniques précédentes sur ce sujet : « Faut-il réformer les IUT ? », « IUT maltraités », « IUT : le grand malaise » et « Les IUT sont une chance », «Les directeurs d’IUT maintiennent la pression »

Publicités