Il y a quelques années, au tournant du millénaire, la mise au point d’un test international de niveau scolaire, PISA, par l’OCDE avait donné lieu à un « choc » lorsque plusieurs pays, dont l’Allemagne, plutôt fiers de leur infrastructure éducative, s’étaient découverts dépassés par d’autres. Les résultats du PISA 2009 viennent d’être publiés. Vous pouvez en lire la synthèse ici.

On rappelle que ce test a été effectué auprès de 470 000 élèves de quinze ans de 65 pays. Les découvertes de ce PISA 2009 sont bien sûr variées selon les pays et les performances de leurs systèmes éducatifs. Et celui que-le-monde-nous-envie? Bancal, comme la célèbre tour. Les résultats sont encore décourageants pour la France, qui a notamment régressé par rapport à son score de l’an 2000, de façon assez remarquable pour la compréhension de l’écrit (moins six places, 18ème) et aussi pour les mathématiques (moins trois places, 16ème). « Satisfaction », la France se situe « dans la moyenne, ou en dessous » et son rang en sciences est resté inchangé.

En lecture, on ne saurait se cacher que le résultat est troublant, car manifestement, les avertissements de scores précédents n’ont pas donné lieu à une amélioration des efforts. En fait on peut se demander si les scores des PISA ont eu beaucoup d’influence dans les récents débats sur la modification de la formation et du niveau de qualification des professeurs. Ceux-ci vont se défendre qu’ils subissent essentiellement le choc de la dégradation des conditions sociales et que celle-ci doit logiquement se répercuter sur la qualité du niveau de lecture. Est-ce tout?

Les Échos livrent en tout cas un commentaire de ce genre, repris également par cet entretien avec la sociologue Nathalie Mons qui a appartenu au projet PISA (ici et ).