Quand on fait des études, on doit suivre des cours en classe ou en amphi et parfois aussi on a du travail à faire à la maison. Mais il existe une forte disparité entre les différentes formations proposées dans notre enseignement supérieur. Il est bien connu qu’à l’université on a relativement peu de cours mais beaucoup de travail personnel à fournir. Ce travail personnel n’est pas facile à quantifier mais on trouve quelques données parmi les 35 indicateurs du MESR, édition 2009 « l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche en France ». Il s’agit de l’indicateur 13, page 39 du rapport.

Tout ou presque est résumé sur le graphique ci-dessous, extrait du rapport. L’axe des abscisses représente le nombre d’heure de travail personnel et l’axe des ordonnées représente le nombre d’heures de cours-TD-TP. On peut voir que les élèves en CPGE, STS et IUT doivent suivre beaucoup d’enseignement. Il y a peu de travail personnel dans les IUT et STS alors que les élèves en CPGE doivent bachoter leurs exo aussi le soir en rentrant à la maison ou en internat. Pour l’université, ce graphique confirme ce qu’on savait déjà, c’est-à-dire un faible volume d’enseignement, une vingtaine d’heures hebdomadaires réparties sur 12 à 14 semaines seulement par semestre. Le volume de travail personnel est lui aussi assez faible, sauf bien entendu pour les carrières de la santé (concours oblige …).

Le graphique ci-dessous totalise les heures de travail en cours et les heures de travail personnel (par semaine) selon les différents types de formation.

On se souvient que le plan licence mis en place par V. Pécresse prévoyait 5 heures de plus par étudiant et par semaine. Un récent rapport de l’Inspection générale du ministère est très sévère sur les résultats de ce plan licence (lire ici; on pourra lire aussi le rapport de l’UNEF ou un résumé sur le site L’Etudiant),  en particulier sur les objectifs de volume horaire des étudiants : « l’objectif de cinq heures hebdomadaires d’enseignement supplémentaire par étudiant de L1 n’est atteint ni dans l’absolu, ni sans doute en moyenne ». Le plan licence avait aussi tablé sur un réaménagement de l’année universitaire, avec une augmentation du nombre de semaine d’enseignement dans les universités. Mais très généralement, les semestres sont restés à quatorze semaines comme avant le plan licence.

Pratiques studieuses … pas toujours très studieuses !