La semaine dernière, on a beaucoup entendu parler des cours d’orthographe qui sont mis en place dans une vingtaine d’universités. J’ai tout d’abord trouvé cette information assez insignifiante et indigne d’une chronique dans la Gaïa Universitas. Et puis, malgré le hors sujet évident, plusieurs de mes fidèles et aimables commentateurs ont fait des allusions à ces cours d’orthographe dans mes billets précédents, allusions que j’ai trouvé un peu railleuses. Si les étudiants font des fautes d’orthographe, n’est-il pas logique de tenter de pallier à cet handicap ? Les écoles d’ingénieurs qui mettent-elles pas en place des cours de soutien aux élèves qui ne sont pas bons en anglais ?

Bref, en y réfléchissant bien, je considère que la mise en place de ces cours est un évènement majeur dans l’histoire des universités. Pour la première fois depuis très longtemps, les universitaires ont pris une initiative, ils sont sortis de leur passivité légendaire. C’est très encourageant !

« Ça ne sert à rien de se lamenter, il faut agir » nous dit Patrick Porcheron, vice-président de l’UPMC. Serait-on en train de tourner le chapitre du nonisme universitaire ?

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