Fin août s’est tenu le congrès international des mathématiciens, à Hyderabad (Inde). C’est un peu la grande messe des mathématiciens et être invité à y donner une conférence est un grand honneur (lire ici pour en savoir plus sur ce congrès). C’est à cette occasion que sont décernés des prix, dont la médaille Fields (parmi les lauréats, deux français, Cédric Villani et Ngô Bao-Châu) (lire ici).

On compte trois français parmi les conférenciers pléniers et 22 parmi les invités aux conférences des sessions thématiques (voir détails ici et ici). Bref l’école française est bien représentée.

Lu sur le site « histoire d’universités » (ici), en italique, extrait qui présente une analyse des CV des conférenciers invités : « sur les 26, 9 étrangers, 3 X, 1 de l’ENS Lyon, 2 de Cachan et 11 d’Ulm. Pas un seul formé à la fac”… “Que peut-on ajouter ? D’ailleurs, tous les chercheurs interviewés à la radio à cette occasion ont expliqué le succès de la France par le système des prépas ». Est-ce que cela traduit un réussite incontestable des formations d’excellence ou bien est-ce tout simplement le résultat naturel des filtres sélectifs successifs?

S’ils ont été formés dans les prépas et grandes écoles, il me semble un peu triste d’arrêter l’analyse à ce stade. En effet, je pense qu’il n’est pas inutile de faire remarquer que la grande majorité des conférenciers invités sont en poste à l’université, professeurs ou directeurs de recherche. Peut-être que l’université, de part l’excellence de sa recherche, y est aussi pour quelque chose ?

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