J’aurais bien aimé avoir connu Mai 68, ça devait être trop cool de vivre à cette époque. Ceci dit, le mouvement a eu une conséquence importante pour nos universités, avec la loi Faure votée en novembre 1968, conséquence assez directe des évènements du mois de mai. C’est à cette époque que nombre d’universités ont été fragmentées en secteurs disciplinaires et éparpillées aux quatre coins des villes, avec une logique parfois déconcertante. Mais peu importe: quarante ans après, Valérie Pécresse est arrivée et recompose le paysage universitaire. C’est ce qu’elle explique dans un entretien dans Les Echos, intitulé « d’ici à 2012, j’aurai réparé les dégâts de Mai 1968 ». Extrait :

« D’ici à 2012, j’aurai, je l’espère, réparé les dégâts de Mai 1968, qui avait cassé l’université. Pas seulement au sens propre en éclatant les disciplines dans des établissements séparés, mais aussi en instaurant une gouvernance illisible et en refusant la professionnalisation ».

Cette recomposition, Valérie Pécresse la base essentiellement sur les initiatives d’excellence (d’ailleurs à ce sujet, l’appel à projets est tombé hier, lire ici sur le site de l’ANR). Il y aura environ une dizaine d’excellentes initiatives sélectionnées à l’issue du concours du grand emprunt national. Inutile de dire que toutes nos universités fragmentées n’auront aucune chance si elles partent seules au combat. Elle vont donc devoir se fusionner ou se confédérer, bref peut-être se recomposer. La carotte ? Beaucoup d’argent pour « en finir avec une honte française qui était le sous-financement de l’université ».

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