Comme vous le savez je suis une extraterrestre. Je viens de la planète Gliese 581e, à 20 années lumière de la Terre, dans la constellation de la Lyre. Je suis chargée de mission auprès de l’OGU (Observatoire Galactique des Universités) afin d’étudier l’étrange comportement des universitaires Terriens en cette période trouble pour l’université. Pour être franche avec vous, malgré toute l’aide précieuse fournie par l’Astronaute, ma mission ne se déroule pas vraiment comme prévue. En effet, j’ai quelque peine à comprendre votre organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Sans vouloir vous vexer, on peut dire que c’est un peu n’importe quoi … Tout cela est bien embarrassant car j’ai une mission d’observation et je dois rendre compte de mes observations. En clair je dois écrire un rapport pour l’OGU mais pour l’instant je n’arrive pas à constituer un dossier qui se tient ou qui présente une certaine logique. J’ai pourtant transmis quelques éléments mais tous ont été refusés … Ils rigolent bien là haut … En attendant, moi je suis bien obligée de rester sur Terre alors que j’aurais plein d’autres exploits à accomplir au travers de la galaxie !

Quand je suis arrivée, c’était en janvier 2009, juste avant le pitoyable mouvement universitaire saison hiver/printemps. Début février, au cours d’une AG, très naïve et ayant un peu sous-estimé les tensions, je prends la parole pour défendre l’autonomie des universités et une évolution du statut des EC. Holalala … holalala … la réaction fut immédiate sous forme d’insultes et d’intimidations, jusque dans ma boite mail quelques jours après. Franchement je pensais qu’on pouvait discuter à l’université, que c’était un lieu ouvert dans lequel chacun pouvait exprimer ses idées. Car ces idées je ne les pense pas spécialement déviantes : la liberté et la responsabilité sont des concepts que j’aime bien … Mais je ne vais pas jouer la fiérote, j’ai été très nulle ce jour là et j’en suis sortie très marquée. J’ai mis longtemps à m’en remettre. Je crois que c’est un peu pour ça que j’ai créé ce blog, la Gaïa Universitas, quelques mois plus tard, histoire de contribuer à quelque chose, pour se donner une chance de comprendre car de tout ça, à l’université, je ne suis guère tentée d’en rediscuter. Je me tais. Pas très courageuse, je le concède.

Pourtant en janvier 2009, la situation n’était pas si catastrophique. La LRU était voté depuis 2007, une réforme des statuts des EC était préconisée par les états généraux de 2004, la mastérisation était sur une bonne voie, à la fois par les IUFM, universités et syndicats. Les organisations contestataires tentaient assez vainement de mobiliser, mais sans provoquer une adhésion massive. C’est alors que c’est produit l’inconcevable : le 22 janvier 2009, le président Sarkozy fait un discours et tout dérape …

9 juillet 2006, finale de la coupe du monde. Z. Zidane donne un coup de tête à M. Materazzi, provoquant (peut-être) la défaite de l’équipe de France lors de la finale de la coupe du monde. Après plusieurs jours de suspens insoutenable, on apprend ceci : « ben quoi, il a traité ma sœur ! » ! Le concept du « syndrome Zidane » est né.

22 janvier 2009 : Dans une période de délicatesse de sa ministre V. Pécresse et dans une période pendant laquelle le mouvement de contestation n’était encore qu’embryonnaire et pas encore dans la rue, le président Sarkozy houspille les enseignants-chercheurs. Bilan : il provoque une vive émotion dans le monde de la recherche et jette les EC dans la rue, au grand bonheur des syndicats qui peinaient à mobiliser les troupes. « ben quoi, il nous a traité! ».

Je ne peux pas imaginer une seconde que ce discours, de part sa teneur et par l’attitude utilisée par l’orateur, ait été un dérapage. Je pense que tout ceci a été une action délibérée de jeter le l’huile sur un feu encore couvant. Et ça a marché, les universitaires se sont retrouvés dans la rue. Tout cela est très curieux, j’avais l’impression qu’une qualité essentielle d’un chercheur était d’être apte à enclencher une réflexion objective quand un nouveau problème se présentait. Mais il est vrai que le contexte était tendu, sous un flux de désinformations venant de toutes parts, et donc peu propice à se donner le temps d’analyser sereinement le « pourquoi ». D’autant plus que certaines organisations ont su saisir la balle au bond : vous avez entendu, il nous a insulté ! Je trouve tout ça un peu binaire (manichéen, comme on dit chez vous ?). La porte ouvert au grand dérapage …

Notre communauté universitaire était à cette époque atteinte d’une maladie grave qui s’appelle le nonisme. Est-ce grave, docteur ? Sans alarmiste exagéré, la Gaïa Universitas se penche sur la question. « Qu’est-ce que le nonisme ? » est une question bien délicate à trancher. Mais on peut toutefois donner sans difficulté un « petit bréviaire du nonime universitaire » (à titre d’exemple). Bien entendu on peut sans hésitation faire quelques rapprochements entre le nonisme universitaire et celui qui a conduit au non à la constitution européenne en 2005, tout ça à la sauce Bolognaise et morue Lisbonnine. Ce nonisme universitaire a été un peu le cœur éditorial de ce blog, un peu comme l’histoire de  Rachel au pays des nonistes, une sorte de ronde infinie d’une obstinée, une lutte contre les fossoyeurs d’université, contre ceux qui voulaient faire de l’université un objet politique, contre les mauvais vents (et il y en a beaucoup, encore aujourd’hui …) … Je me souviens d’une époque où il était si seul

Vous allez me dire que tout ça c’est du passé, c’était l’année dernière. D’ailleurs, y a-t-il eu un quelconque mouvement de contestation cette année ? Je dois bien constater que non. Mais l’année passée m’a profondément marqué … d’accord, n’en parlons plus … Parlons plutôt de cette année universitaire qui vient de s’écouler. Cette année avait bien mal commencé, je trouve, de façon très terne: celle qui nous aimait d’amour ne semblait plus guère nous porter d’attention. Une année sans amour, c’est long à vivre. Mais comme chaque année, quand on est EC, on est bien occupé, pour ne pas dire débordé

Incontestablement, le gros dossier de cette année a été le grand emprunt, devenu à présent les initiatives d’excellence. En novembre 2009, la commission Juppé-Rocard a rendu son rapport sur quelques grandes orientations d’avenir. Puis le 14 décembre 2009, notre président N. Sarkozy a rendu les arbitrages du gouvernement : ce grand emprunt national est très favorable à l’enseignement supérieur et à la recherche ! Est-ce une dernière chance pour nos universités ? Malgré cela, les universitaires ne sont guère emballés par ce projet d’avenir. Pour ma part je lui trouve une philosophie très élitiste que je juge assez discutable. On pourra relire sur le sujet nos chroniques, présentées ici par ordre chronologique: « Emprunter utile », « mutisme universitaire », « désir d’avenir », « Juppé et Rocard font du SWOT », « L’université devra faire ses preuves », « Construire des internats d’excellence ?», « Fuites industrielles », « Les meilleures universités du Monde », « Un grand emprunt diabolique », « Journée cruciale à la CPU », « Premier mariage annoncé », « Bonne nuit les petits », « Dans mon aéroplane blindé », « A quoi servira la grand emprunt ? », « Panique chez les Ch’tis », « Les initiatives d’excellence », « Sprechen Sie Deutsch, Monsieur le Professeur? », « Universités de recherche ou de proximité ? », « Qui veut gagner des milliards ? », « Excellemment bien équipé ».

Cette année a vu aussi l’enlisement du dossier sur la mastérisation, dont l’enjeu me paraissait important. Comme disent mes collègues nonistes, "la mastérisation ça rend sourd!". Qu’importe, nous sur la Gaïa Universitas on préconise de s’y adonner sans retenue ! Quoi de plus beau pour l’université d’accueillir en son sein la formation des futurs enseignants de nos enfants ? C’était également une occasion unique pour l’université de travailler son gros point faible, qui est l’articulation entre le lycée et la première année post-bac, soit un enjeu majeur de la mastérisation pour l’université. De façon incompréhensible, certains universitaires continuent de lutter farouchement contre cette mastérisation. Il faut convenir que les ministères concernés n’ont guère forcé le mouvement vers une solution acceptable. A mon avis, on n’a pas fini de reparler de ce dossier, mais pour l’instant j’ai renoncé à y comprendre quelque chose. En attendant la prochaine crise, on pourra relire également nos chroniques « Le brouillard», « Le statu quo est-il enfin atteint ?», « Principe d’universitarisation», « l’âge des lauréats du concours actuel», « le concours est-il soluble dans le master ?», « le positionnement du concours », « la finalité du concours », de « l’offensive de l’enseignement catholique », « Une chance pour l’université », « Le théorème de la  mastérisation», « SuperProf bientôt de retour », « Sortie de tunnel ?», des tensions que ça peut créer dans les régions « du rififi chez les Chtis » et « Schéma directeur régional: l’autonomie des universités piétinée par V. Pécresse ».

La démocratisation de l’enseignement supérieur est un thème qui me tient particulièrement à cœur. En janvier, la polémique a enflé très rapidement. Elle concerne les 30 % d’élèves boursiers dans les grandes écoles, objectif fixé par Valérie Pécresse en novembre dernier. La Gaïa Universitas a consacré plusieurs chroniques à ce thème: « Bonne nuit les petits », « Dauphine: le nouveau Robin des bois de l’enseignement supérieur ? », « Démocratisation de l’accès aux masters de l’université », « Dauphine: coup de tonnerre ou coup d’épée dans l’eau ? », « Des classes préparatoires à l’université ? », « Valérie Pécresse enfonce le clou», « Démocratisation de l’enseignement supérieur : circulez, y’a rien à voir …», « l’âge des lauréats du concours du CAPES», « Démocratisation de l’enseignement supérieur : se pose-t-on la bonne question ? », « Ouverture sociale des universités et des écoles », « Faire payer les riches ? ».

S’il y a un autre sujet d’importance, c’est bien celui des IUT. Pourtant, ce sujet est peu médiatisé mais le malaise est grand. Il s’agit d’un dossier très sensible: l’université est-elle en capacité d’accueillir comme il se doit les filières technologiques ? Sur la Gaïa Universitas, on pense que oui. Sur le sujet, on pourra lire les chroniques suivantes: « Faut-il réformer les IUT ? », « IUT maltraités », « IUT : le grand malaise » et « Les IUT sont une chance », «Les directeurs d’IUT maintiennent la pression », «Semaine d’information dans les IUT ».

Cette année, il y a eu des élections régionales. A cette occasion, la Gaïa Universitas a tenté un état des lieux de l’enseignement supérieur et la recherche dans les régions. Les chroniques sont essentiellement orientées vers un comparatif entre régions, sur les thèmes suivants: Universités d’excellence et régions, les régions qui investissent dans la recherche et le développement, investissement dans l’enseignement supérieur et contribution du CNRS, les régions et leurs chercheurs, les régions qui publient, votre région aime-t-elle la recherche ? , les régions et leurs organismes de recherche. A coups d’histogrammes !

Comme vous le savez, nous avons une mission auprès de l’observatoire galactique des universités (la fameuse OGU). Même si nous focalisons notre attention sur les universités françaises, nous aimons aussi aller voir ce qui se passe hors hexagone. On pourra lire quelques brèves « Le dilemme européen », « L’appel des cimes …et du chocolat ! », « Fuir ou reconstruire ? », « Un bon coup de rame », « Dans les décombres de l’université », « La route des Indes », « Pessimisme ambiant », « T’as acheté du Cambridge ? », « Le temple du savoir », « Dis, achète moi une université! », « On reparle de la crise », « La bourse ou la vie! »« Le campus de la terreur », « Polar à l’université »« Les sciences humaines persanes »« Surfons dans les Universités! ».

Tenir un blog demande du temps. Si j’ai tenu aussi longtemps (plus d’un an!), c’est certainement que j’avais besoin d’écrire pour clarifier mes idées sur la question de l’université. L’interaction avec les commentateurs m’a aussi beaucoup aidé. Certains commentaires ont été un véritable prolongement, très souvent bien plus pertinents que mes propres billets ! et donc une aide très précieuse. Je n’ai jamais rien censuré, sauf deux fois pour des propos discourtois (il se reconnaitra !). On a essayé de traiter de nombreux sujets, souvent sur la structuration de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui est une question qui m’obsède, il semble. Voici quelques uns de ces billets :  « Le bon grain et l’ivraie », « Le triangle du matching », « Les visseurs de boulons », « L’insolence de la recherche », « Professeur des universités, un métier d’homme ? », « Le dernier lieu de civilisation », « Pourquoi la R&D française est-elle si mauvaise ? », « La R&D selon Sanofi-Aventis », « La politique de regroupement universitaire est-elle cohérente ? », « Faire un don à l’université », « La feuille de temps », « La recherche positive », « Élections étudiants: abstention », « Qu’est-ce que la bonne recherche ? », « #loveHE », « Une université très marquée », « Faire ses humanités = devenir fonctionnaire ? », « Auberge chinoise », « Read (rock) around the clock », « T’as acheté du Cambridge ? », « Financer l’université privée », « Propédeutique », « Esprit d’équipe », « Soigner son agonie », « Dis, Achète moi une université! », « Les universités de recherche intensive », « Atomes crochus ou électrons libres? Les Grandes Écoles et la science », « Passage en revue », « Profession libérale d’État », « Les présidents d’universités sont-ils des dictateurs ? », « Prépas… pour l’Université? ou à l’Université? ».

Car finalement, le but n’est-il pas de devenir un jour libres et responsables ? Et au sujet de la liberté, faut-il dire "libertés universitaires" ou "libertés académiques" ? Peu importe le vocabulaire ici, ce que nous voulons c’est de la liberté ! Les enseignants chercheurs doivent préserver cet espace de liberté, leur indépendance et intégrité vis à vis des multiples pressions auxquelles ils sont confrontés. Plusieurs chroniques sont donc consacrées à ce thème: « les libertés universitaires: un texte d’Olivier Beaud », « Le rôle des syndicats », « Refaire de l’université un objet politique », « L’article L952-2 du code de l’éducation », « Clôturer les universitaires », « S’en remettre aux hommes politiques », « Le rôle du CNRS », « Autonomie ».

Un autre avantage de tenir un blog, c’est qu’on peut estimer quel est le centre d’intérêt des lecteurs en suivant les statistiques de consultation des billets, ou alors en regardant les statistiques des mots clés utilisés dans les moteurs de recherche. Sans hésitation, les grands vainqueurs sont : le h-index, les heures complémentaires . Bref l’argent et l’égo. Arrivent ensuite les classements et le thème de l’évaluation.

C’est vrai que j’ai un petit faible pour le h-index. Ce sont d’ailleurs des chroniques qui rencontrent toujours beaucoup de succès. Parmi elles, on a celles d’Albert Einstein, de Jacques Benveniste, de Jorge Hirsch, du Professeur Tournesol, de Piotr Chomczynski, de mon collègue de bureau, de Solomon Synder, de la France, de Grigori Perelman, de Claude Allègre et du boson de Higgs. A lire également, notre dossier sur le h-index et les champs disciplinaires dans lequel nous comparons les différences entre les disciplines en matière de publications. On vous dit tout aussi sur quelle base de données choisir pour calculer son h-index ! Attention, le h-index est dangereux pour la santé, c’est une conclusion de chercheurs spécialisés en médecine comportementale (voir les pathologies du h-index) !

Sur la Gaïa Unisersitas, on aime bien les classements. On aime aussi les polémiques qu’ils provoquent ! Ça nous fait beaucoup rire. On pourra lire nos chroniques sur le sujet  « Classement des licences: small is beautiful », « Le classement des licences », « Le nouvel ordre mondial », « Comptes rendus », « Le classement européen des universités », « Faire du SWOT à l’université », « Image de marque », « Ranking Web of World Universities », « À quel (saint) classement se vouer? », « Quand les doctorants notent les Universités».

L’évaluation est un sujet assez connexe  aux classements et à la bibliométrie. Que ça soit l’évaluation des structures (AERES) ou l’évaluation individuelle, cela provoque inévitablement des discussions sans fin. A quoi ça sert de faire des évaluations ? Quels sont les critères utilisés ? Et comment seront utilisés les résultats des évaluations ? sans être exhaustif, voici quelques éléments que nous avons traité cette année: « Accompagner l’évaluation des EC », « Le SWOT de l’AERES », « Quel devenir pour le non publiant ? », « Fiche individuelle de l’AERES et bibliométrie », « L’évaluation des enseignants-chercheurs par le CNU », « Les notes de l’AERES », « La fièvre de l’évaluation selon Pierre Jourde »

Les universitaires sont très attachés à leurs heures complémentaires. Nous y avons consacré plusieurs volets. Le volet 1 qui dresse un panorama général sur les heures complémentaires à l’université. Dans le volet 2 nous comparons le salaire de personnels statutaires avec différentes configurations (par exemple avec ou sans heures complémentaires). Dans le volet 3 nous tentons de discuter très sommairement de l’influence des récentes réformes sur ce thème des heures complémentaires. Dans le volet 4, nous focalisons plus spécifiquement sur la réforme du statut des EC et la relation avec les HC. Enfin dans le volet 5, nous faisons état des rapports de la cour des comptes sur le sujet et nous posons la question d’une université équitable. On pourra également lire nos chroniques sur la prime d’excellence scientifique, Pour qui la prime ?, Partageons la prime et le reste, le référentiel national de tâches, le refus des heures complémentaires et la comparaison avec  d’autres pays européens.

Allez terminons cette année dans la bonne humeur! Car sur la Gaïa Universitas, on aime bien rire – et les occasions sont nombreuses !  car franchement, tout ça ressemble souvent à une grande tartuferie. Voici un petit "best of"  : « Rage against the machines », « Les architectes de la vie », « La machine à écrire les publications », « Bidouillage nécessaire: l’IPad et les universités », « Le nuage noir », « Y’a plus d’saisons ! », « C’est pourtant simple ! », « Les pathologies du h-index », « Comment savoir si mon lapin a de la fièvre ? », « Peer Review, ca. 1945 », « Le théorème de la mastérisation », « Sauvages! », « Est-ce grave, docteur ? », « De Micromégas à la Gaïa Universitas », « Les présidents d’universités sont-ils des dictateurs ? », « L’équation de la trajectoire de la tomate pourrie », « Nous aimes-tu encore ? », « J’suis déééééébordée …! », « Rachel téléphone maison », « Homo Spatiopithecus », « La vérité sur V. Pécresse », « Où allez-vous vivre demain ? », « L’Origine des Terriens: L’Homme asiatique est entré dans l’Histoire! », « Comment je suis devenue Sarkozyste », « Dame Pécresse et les chevaliers qui disent “Non !” », « Une modeste proposition de réforme », « L’appel du 18 juin ».

Mon Dieu … j’allais oublier le plus important ! nos refondateurs … Les refondateurs d’université, nous les aimons bien sur la Gaïa Universitas. Ces refondateurs constituent un groupe de personnalités hétéroclites qui comprend des vrais réformateurs, des pompiers pyromanes, des nonistes confirmés… On se souvient de la première phrase glaciale de leur appel en mai 2009 « Il est désormais évident que l’Université française n’est plus seulement en crise. Elle est, pour nombre de ses composantes, à peu près à l’agonie ». Peu après, les refondateurs nous ont proposé quelques propositions de réformes. Ils ont ensuite lancé un appel à des états généraux et enfin, en juillet, à l’élaboration d’une charte de l’université. Mais voilà, nos refondateurs ont disparu ! Mais en janvier 2010, on est bien rassuré car ils sont de retour ! Pour fêter l’évènement, la Gaïa Universitas leur consacre une nouvelle série de chroniques:  « le retour des morts-vivants », « favoriser ce qui marche », « le déclin de l’université publique », « Gribouille rencontre une autruche », « mourrons pour l’université, d’accord, mais de mort lente », « sélection-orientation à l’université », « S’en remettre aux hommes politiques », « An 1 ». Puis nos refondateurs disparaissent de nouveau, aucune nouvelle depuis le mois de janvier. J’étais très inquiète mais voilà qu’on apprend qu’ils ne nous ont pas oublié !  Les refondateurs écrivent un livre qui sortira à la rentrée !

J’ai commencé ce blog avec les refondateurs et je le termine avec eux (ma dernière chronique leur était consacrée). Vous êtes maintenant entre de bonnes mains car leur livre sera indiscutablement lumineux, comme une sorte de guide qui vous ouvrira la voie vers un avenir radieux. Voilà, avec les refondateurs, la boucle est bouclée (comme on dit chez vous). La refondation, c’est un peu comme une seconde fondation, un rêve de Gaïa. Je dois maintenant vous quitter car j’ai un long voyage à faire … tout un monde à réinventer, mes petits terriens, ne vous trompez pas !

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