Amusante la phrase d’hier de N. Sarkozy à la TV : « Le collectif Sauvons la recherche ne s’exprime plus, les chercheurs ne font plus grève parce qu’ils ont des moyens comme jamais malgré la crise. ». Car s’il est vrai qu’il n’y a pas eu de mouvement de grève cette année, j’ai quand même l’impression que l’association SLR n’a pas été avare de communiqués sur le nombreux sujets (PES, CIR, grand emprunt, hou Pécresse la menteuse !…). D’ailleurs l’association proteste ici, dans un communiqué intitulé « Aujourd’hui en France quand des chercheurs font grève, seul le chef de l’Etat croit qu’ils travaillent ». Extraits : « SLR a publié sur son site encore plus de textes que dans la période précédente, soit mille six cents articles dénonçant le démantèlement rampant des organismes de recherche comme le CNRS, la pseudo-autonomie des universités, le grand emprunt visant à s’endetter plus pour chercher moins, le bouclier fiscal pour entreprises fermant leurs centres de recherche nommé crédit-impôt-recherche, et les innombrables mensonges et manipulations permettant de dégrader l’attractivité de nos métiers tout en prétendant faire l’inverse ».

Ajout le 14 juillet : Bertrand Monthubert a lui aussi réagi à l’intervention du président. Rappelons que Monsieur Monthubert est l’ancien président de SLR et l’actuel secrétaire national du parti socialiste à l’enseignement supérieur et à la recherche. Sa chronique, publiée quelques minutes après la fin de l’intervention de N. Sarkozy à la TV s’intitule « Sarkozy ou l’incarnation du mépris ». Extrait : « Cette attitude ne se décrit qu’en un mot : le mépris. Le mépris vis-à-vis de tous ceux qui depuis trois se sont mobilisés à de très nombreuses reprises contre les réformes de la droite, jusqu’au mouvement historique de 2009. Il est vrai que c’était avant tout un mouvement d’universitaires, et que notre Président n’a semble-t-il toujours pas compris que les universitaires font de la recherche… ».

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