Pour certains d’entre vous, il est bientôt temps de finaliser le bilan quadriennal des activités de recherche de l’unité à laquelle vous appartenez. Il est l’heure également de bâtir le projet de l’unité. Ce projet scientifique débute par une petite « auto-analyse » de l’unité, qui est en réalité un SWOT (exercice dont nous avons déjà parlé ici). Vous les questions auxquelles il faut répondre :

  • Points forts (éléments internes qui vont aider au choix et à la réalisation du projet)
  • Points faibles (éléments internes qui vont pénaliser le projet)
  • Opportunités (éléments externes qui vont favoriser l’émergence du projet)
  • Risques (éléments externes de nature à contrarier la réalisation du projet)

L’autoévaluation est toujours un exercice difficile car il demande un certain recul et de l’objectivité sur son propre travail. Elle est délicate à réaliser, en particulier quand il faut dévoiler ses faiblesses et les menaces (risques) qui pèsent sur une équipe ou une unité. Quand on est chercheur, on a sa pudeur ! Et quand on est chercheur, on est souvent convaincu de travailler mieux que les autres … mais voilà, l’AERES demande de faire ce SWOT, alors il va bien falloir écrire quelque chose dans les rubriques. On est alors bien tenté de tricher un peu, de masquer ou de minimiser ses faiblesses, c’est de bonne guerre et il faut y travailler. Mais attention de ne pas trop sombrer dans l’autosatisfaction, le pire étant que le comité d’évaluation sente qu’on se moque d’eux.

Mais voyons un peu les choses autrement. La mission de l’AERES n’est ni plus ni moins de faire une évaluation des unités et des équipes et de faire quelques recommandations sur le projet. Elle doit donc souligner dans son rapport les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces d’une structure. Je pense que cet exercice d’auto-analyse ne doit pas être pris à la légère. Le conseil gratuit de la Gaïa Universitas : faites cet exercice en vous disant que vous écrivez le rapport de l’AERES de votre propre unité. S’il est pertinent, alors les membres de l’AERES le reprendront dans leur rapport final et vous seront reconnaissants d’avoir fait le travail à leur place. De votre coté, vous aurez alors un rapport qui vous correspondra bien, que vous aurez maîtrisé étant donné que c’est vous qui l’avez écrit … à bon entendeur… comme on dit sur Terre…

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