Les derniers échanges avec les commentateurs de la Gaïa Universitas m’ont déprimé, disons le tout net. Résumons la situation : les étudiants à l’université ne représentent plus que 53 % des effectifs de l’enseignement supérieur (bac général), alors qu’ils était encore 67 % il y a environ 10 ans. Les filières sélectives (CPGE, IUT, BTS, … ) prennent donc les 47 % du haut du panier. Fuir, contourner l’université est devenu un sport national, un objectif majeur de la grande majorité des étudiants. A l’université, ils n’y vont que par défaut, faute d’avoir été accepté ailleurs. Car l’université est ouverte à tous, et tout le monde peut s’inscrire n’importe où et n’importe comment, sans la moindre sélection-orientation. Le taux d’échec en licence est ahurissant (lire ici et ). Des années que ça dure, des années que l’université se révèle incapable de juguler cette récession. A qui profite le crime ?

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