C’est une vraie révolution et elle est à l’actif d’universitaires du campus d’Evanston (Illinois). Ces derniers ont inventé la machine à écrire des articles (presse papier, chroniques web, journaux TV, …) (Lire ici). Les journalistes peuvent aller se rhabiller, les robots arrivent pour les remplacer. Tout cela est garanti sans faute de grammaire ou d’orthographe et avec les expressions toutes faites qu’on aime tant. C’est le fruit de travaux de chercheurs spécialistes en intelligence artificielle. Ils estiment que leur but est quasiment atteint. L’application ne vise que des commentaires de matchs de base-ball ou de basket-ball et les auteurs tiennent à rassurer la profession : « Notre but est juste de fournir aux journalistes des outils qui les débarrasseront des tâches les plus répétitives et les moins intéressantes. Ils dégageront ainsi du temps pour accomplir leurs missions nobles : reportages de terrain, investigations, analyses… ». Mouais … et si ça marche bien ce truc là, je doute qu’on en reste à des commentaires sportifs …

Mais ça me fait penser à un autre type d’article, celui des revues scientifiques. Chaque chercheur sait combien il est difficile d’écrire un article, c’est souvent un chemin de croix parsemé d’embûches. Et c’est tellement important pour nous, car ne pas publier c’est mourir, c’est bien connu. Surtout maintenant avec les critères de haute volée que nous impose l’AERES (un article tous les deux ans pour les EC, ils vont nous tuer à la tâche !), on ne peut pas se permettre de souffler. Et si cette machine était la fin de nos problèmes ? Comme l’indique les inventeurs, elle est parfaitement apte à reproduire des phrases toutes faites et doit pouvoir s’accaparer facilement la structure très codifiée-convenue d’un article scientifique. Il suffirait alors de rentrer dans The Machine quelques données, de vaguement lui indiquer l’orientation que doit prendre l’interprétation (et encore, si The Machine pouvait le faire aussi ça ne serait pas plus mal …) et le tour est joué ! La machine pourrait aussi s’occuper de la soumission de l’article sur l’interface web de l’éditeur et gérer ensuite les correspondances. Les reviews seraient faites par d’autres machines (de marques concurrentes, bien entendu, mais sans qu’il y ait des conflits commerciaux trop exacerbés). Et hop, en l’espace de quelques minutes l’article pourrait être écrit-soumis-reviewé-publié. Le rêve !

Bon demain je m’en fais un petit … il est où le bouton Science ?

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