Quand on travaille dans une unité de recherche, il faut remplir une fiche individuelle d’activité que l’on doit rendre en même temps que le rapport d’activité du laboratoire pour son évaluation quadriennale par l’AERES. Cette fiche est assez légère (4 pages max, on peut la voir ici). Avant l’AERES, l’évaluation était faite par le CoNRS, il y avait aussi une fiche d’activité qui ressemblait à celle de l’AERES, sauf qu’elle était plus compliquée à remplir (9 rubriques au lieu de 3 actuellement pour l’AERES). C’est vrai aussi que le CNRS adore la paperasse et s’y connaît bien en loi de Parkinson.

Contrairement à ce que peut lire fréquemment, par exemple ici et (textes manifestement écrits par des personnes mal informées ou mal intentionnées ou qui cherchent à entretenir la confusion), cette fiche n’est pas un document exhaustif destiné à une analyse bibliométrique. En effet la fiche ne demande que de mentionner les « principales publications » et aucune autre information à caractère bibliométrique. D’ailleurs l’AERES n’est pas une agence d’évaluation des individus, elle le précise bien dans ses objectifs : « l’agence n’évalue pas les personnes » (lire ici). Avec ces fiches, l’AERES va simplement compter le nombre de « non publiants » qu’il peut y avoir dans l’unité et donnera ce nombre aux tutelles sans nommer les personnes en question. Selon l’agence, ce nombre de « non publiants » est un des critères d’activité de l’unité. D’ailleurs, suite à l’émotion suscitée par la première version de la démarche (introduction de la notion du « non publiant »), l’AERES a changé son fusil d’épaule. Sa démarche est maintenant d’utiliser des « Critères d’identification des chercheurs et enseignants-chercheurs « produisant en recherche et valorisation » » (lire la fiche explicative ici). Ca fait un peu sourire, je veux bien l’admettre …

Mais revenons à cette histoire de bibliométrie. En plus de la fiche individuelle d’activité, certains d’entre vous ont certainement eu à remplir une fiche bibliométrique, arrivée dans votre unité en même temps que les documents à remplir pour l’AERES. Ces documents sont transmis via votre tutelle (souvent université). Cette fiche bibliométrique n’est pas un document AERES. Elle est l’œuvre du CNRS. On peut lire le document ici. J’invite donc les détracteurs d’indicateurs bibliométriques à retourner leur fronde vers le CNRS car l’AERES n’y peut absolument rien …

Voir également : « les notes de l’AERES« 

Publicités