Dans les décombres, il retourne les gravats, écarte la poussière. Il cherche un diplôme dans les ruines de son université de Quisqueya, Haïti. Il y a moins de trois mois, il était encore étudiant en informatique et il veut retrouver la trace de ses six années d’études. Outre le drame humain insupportable, le pays a perdu les structures et les archives de son système éducatif. Un véritable problème pour la reconstruction du pays (source ici).

Bien entendu la recherche de la trace de leur passé ne représente pas l’unique but des jeunes du pays ayant suivi des études. Beaucoup d’entre eux se sont engagés dans une organisation internationale pour aider à la reconstruction du pays. Cela pourrait également représenter une porte de sortie vers l’Europe ou les Etats-Unis. Outre les premières reconstructions d’urgence, le gouvernement haïtien demande aussi à ce que les ONG aident le pays à se reconstruire en plaçant l’éducation au cœur du redressement d’Haïti, paysage éducatif qui était déjà une des faiblesses du pays. Il y a quelques jour, un congrès à l’initiative de l’UNESCO à eu lieu à Paris avec pour thème « Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d’Haïti » (voir ici). On pourra lire également avec intérêt l’article intitulé « Reconstruire le système éducatif haïtien : un défi pour la coopération internationale » sur le site de Mediapart.

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