Bientôt des milliards d’euros vont pleuvoir sur la France. C’est l’argent du grand emprunt national, décidé par le président, dont l’orientation devrait être très en faveur de la recherche et de l’enseignement supérieur. Partout en France on se prépare, on fait des projets, on rêve. Que va-t-on faire de ce flot d’argent ? Voici quelques idées relevées dans la presse, sans prétention d’être exhaustif. Les oublis pourront être comblés par des commentaires.

Numériser des livres. C’est une idée du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand qui veut numériser l’intégralité des œuvres françaises du XXème siècle orphelines (dont on ne connaît pas les ayants droits) et épuisées (ici, par exemple). Allez, soyons fou, déclarons la guerre à Google !

Financer un cargo militaire. Il s’agirait là de financer les surcoûts de l’Airbus A 400M (cargo militaire). En effet il faut trouver des solutions pour éponger les 7,6 milliards de dérapage financier d’ Airbus (EADS). De surcroît on a pu deviner un subtil chantage à l’emploi (40 000 en jeu). Sans hésitation ! C’est tellement beau un cargo militaire ! en savoir (un peu) plus ici.

Lutter contre le sida. L’agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) est, d’après son directeur, en quasi faillite. Il est question de nouveaux outils de prévention, en attendant le vaccin (ici, par exemple).

Créer un ThinkTank numérique. Un ThinkTank, c’est un réservoir d’idée. Dans le cas présent il s’agit d’un ThinkTank Economie Numérique, avec sept thèmes: télétravail, e-learning, e-santé, e-ubiquité, énergie, information intelligente, objets intelligents. Le projet est porté par des entrepreneurs alsaciens. Un ThinkTank, quelle bonne idée ! J’espère que le réservoir sera prévu assez grand, ne lésinons pas sur les idées, des fois ça peut être utile. J’espère qu’ils vont gagner, surtout parce que je suis assez curieuse de l’item « e-ubiquité », je pense que ça devrait me plaire … (source ici)

Un pôle agro en Midi-Pyrénées. Ce pôle de compétitivité existe déjà, il s’appelle Agrimip Innovation mais il veut se renforcer et émarger sur les biotech. UN de leurs projets s’appelle « Roquefort’in ». Il s’agit de modifier génétiquement des brebis laitières pour arriver à une seule traite par jour au lieu de deux, pour la même quantité de lait (ici). Diabolique !

Faire du plastique avec le végétal. C’est le credo de la société Roquette qui avec l’aide du grand emprunt veut faire du plastique avec des patates. Surfant sur la vague du biodégradable et de l’alternative au pétrole, Roquette veut mettre en place un institut en partenariat avec l’université de Lille et des organismes de recherche (CNRS et INRA) (ici). Chez les ch’tis, on a certainement plus de charbon mais toujours des idées !

Conjurer le déclin de l’industrie française. On ne peut pas rester sans réagir, nous dit notre président.  Il faut augmenter la production industrielle. Pour cela on va certainement piocher dans le grand emprunt. Le président « a aussi annoncé, pour favoriser le retour d’activités délocalisées, la création d’«une prime de relocalisation» sous la forme de 200 millions d’avances remboursables sur trois ans, financées sur le grand emprunt » (ici, discours du président au états généraux de l’industrie, début mars). Les avances remboursables c’est super. C’est de l’argent frais qu’on rembourse seulement si le projet a atteint ses objectifs. Parions que ça va motiver nos industriels à réussir la relocalisation !

A suivre …

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