Voilà un beau projet pour notre grand emprunt : financer les surcoûts de l’Airbus A 400M (cargo militaire). En effet il faut trouver des solutions pour éponger les 7,6 milliards de dérapage financier d’ Airbus (EADS). Ce sont les Etat-clients qui devront payer l’ardoise. Pour forcer la main aux Etats concernés, le patron d’Airbus sait y faire : il menace de mettre un terme à ce programme, sachant qu’une grosse somme a déjà été investie et qu’il y a 40.000 emplois à la clé. D’où cette idée géniale : faire financer la part française du surcoût par le grand emprunt, qui est, rappelons-le, normalement consacré à la recherche et à l’innovation du futur. Il est en effet très évident que l’A400M est l’aéroplane du futur, il suffit de regarder la photo ci-contre pour s’en convaincre. Et bon marché, de surcroit (141 millions d’euros l’unité). N’est-il pas gracieux et ne permettrait-il pas d’élever notre esprit d’innovation vers des sommets encore inexplorés ? Un investissement d’avenir certifié !

Source : la presse des 8 et 9 mars