« Peut-on espérer un jour avoir des hommes politiques à la hauteur des enjeux du problème universitaire ? C’est-à-dire qui auront le courage de poser à l’opinion les vraies questions, d’y apporter les réponses adéquates et de mettre leur énergie à les mettre en oeuvre ? ». Voilà l’avant dernière phrase de conclusion de nos refondateurs, dans leur tribune du 18 janvier, intitulée « sortir de la crise universitaire ».

Je suis assez d’accord avec nos refondateurs, les politiques n’ont pas assez conscience de l’importance que peut revêtir l’université dans notre société. J’y mettrais toutefois un petit bémol : comme trop souvent on s’en remet aux politiques pour qu’ils trouvent les solutions à nos problèmes, à notre place. J’aurais tellement envie que cette sortie de crise puisse être construite par les universitaires eux-mêmes, accompagnés dans leur projet par les politiques, et non l’inverse. Libertés et responsabilités, pourquoi ces deux mots sont-ils si difficile à assumer ?

Bon, allez, hommes politiques, au turbin ! Les refondateurs attendent que vous apportiez les réponses adéquates « aux enjeux du problème universitaire » …  et mettez-y de l’énergie svp !

Cette chronique est certainement la dernière consacrée à la tribune des refondateurs du 18 janvier. Les épisodes précédents sont : « le retour des morts-vivants », « favoriser ce qui marche », « le déclin de l’université publique », « Gribouille rencontre une autruche », « mourrons pour l’université, d’accord, mais de mort lente », « sélection-orientation à l’université ». Je tiens à préciser que si je suis parfois un peu caustique envers les refondateurs, je pense malgré tout que leur démarche est saine et je les encourage à poursuivre leur quête de refondation. J’espère les revoir très prochainement car ils représentent un rare espoir de reconstruction de notre université publique.

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