On se souvient de la déclaration de Valérie Pécresse, en janvier 2009 : « Des classes préparatoires aux grandes écoles vont être créées dans des universités dès la rentrée prochaine » (JDD, 18 janvier 2009). On n’a rien vu de tout cela, bien au contraire. En janvier 2010, suite à la polémique sur les boursiers dans les grandes écoles, elle met en place une série de mesures dont des partenariats entre les grandes écoles et les lycées de quartiers défavorisés, 100 nouvelles classes préparatoires, 20 internats d’excellence, …  (voir ici pour la liste des mesures).

Il est vrai que depuis janvier 2009, l’ambiance a radicalement changé. Janvier 2009 voyait la construction du mouvement noniste dans les universités. Il est possible que la déclaration de Valérie Pécresse ait été une tentative d’amadouer les universitaires, pendant une période de fronde grandissante. Il est possible aussi que cette annonce aurait pu se concrétiser rapidement si les acteurs universitaires s’étaient saisis de l’occasion. Comment savoir ?

On se souvient aussi qu’en 2007, l’université avait la cote. On parlait alors de la mettre au cœur de l’enseignement supérieur. On parlait de « rapprochement entre universités et grandes écoles » (voir le rapport Philip). Je ne sais pas si des actions concrètes se dessinent actuellement, j’espère que oui. Mais force est de constater que l’encouragement politique a disparu.

Mais en dépit de ces lignes politiques abandonnées, certains acteurs continuent à y croire et avancent. C’est par exemple le cas dans l’académie de Versailles (information Educpros, ici pour le texte complet). Des classes préparatoires mettent en place des partenariats avec l’université. Ces classes sont appelées les « prépas mutantes ». Les portes des labos universitaires s’ouvrent pour accueillir des travaux pratiques mais surtout, cela installe une mixité entre les formations et les formateurs (enseignants du secondaire et de l’université). Recréer des liens entre le secondaire et l’université, quelle bonne idée !

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