Pendant que nous poursuivions nos discussions sur l’enseignement supérieur, il ne nous faut pas oublier quelques véritables tragédies de ces derniers jours. Comme vous le savez, il y a eu le catastrophique séisme de Port-au-Prince, frappant un pays déjà affligé de mille fléaux. L’Université d’État de Haïti s’est effondrée sur les étudiants qui y suivaient encore leurs cours en cette fin d’après-midi, et, pour aggraver la situation, c’est aussi l’Hôpital de l’Université d’État qui a été détruit. La solidarité internationale est au rendez vous mais il faut espérer que de nombreuses autres initiatives se manifesteront; sans doute, des étudiants et des universitaires français pourront ils contribuer, en temps voulu lorsque les besoins immédiats (et ils sont immenses) auront été pourvus. Que l’on se rappelle que l’Université de la Nouvelle-Orléans a bénéficié, après l’ouragan Katrina, de la solidarité de ses homologues françaises pour aider à sa remise sur pied et en particulier à la reconstitution de sa bibliothèque.

Rappelons aussi le drame qui s’est produit à l’Université de Perpignan. Même s’il s’agit là de l’acte d’un déséquilibré, il faut prendre cette occasion pour afficher bien fort un refus de la violence en milieu universitaire. Grâce au courage des personnes intervenues, certaines gravement blessées, d’autres personnes ont été épargnées, et ce sont ces actes qu’il faut saluer.

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