J’ai toujours milité sur ce blog pour une université du service public. Je la rêve forte, fière, pleine de projets, maître de son destin, rayonnante … bref tout le contraire ce qu’elle montre aujourd’hui. Pourtant les opportunités ne manquent pas, bien au contraire, mais elle refuse de les saisir. Je me désole chaque jour de cette maladie qui la ronge et qui s’appelle le nonisme. Je ne parviens pas à entrevoir une petite lueur d’espoir et chaque jour apporte son lot de désolation.

Aujourd’hui, journal Le Monde publie un texte intitulé « l’Etat s’apprête à contractualiser avec des établissements privés du supérieur ». Cet article nous rappelle que l’Etat finance déjà l’enseignement supérieur privé et nous apprend que désormais il pourrait également financer la recherche de ces établissements (ce qu’il ne faisait pas auparavant). Cela devrait se traduire par la signature de contrats qui correspondraient à une augmentation de 7.2 % par rapport à l’année 2009.

Tout ça me fatigue et me déprime.  Je me dis que c’est  finalement assez logique. A quoi bon financer une université publique qui refuse d’avancer et qui conteste le moindre projet ? Mais franchement, tout ça ne va pas dans le bon sens. L’agonie de l’université publique est-elle avancée au point qu’elle n’ait plus la force d’un sursaut d’orgueil ?

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