Heureusement, cet astronaute n’a pas que de mauvaises nouvelles à rapporter. Je veux ici saluer (comme je l’ai fait dans un précédent billet sur une équipe de paléontologues) le succès remporté par une équipe hybride d’étudiants chercheurs en Master Sciences du Vivant de l’Université Paris-V qui a remporté et la médaille d’or et le prix spécial du concours IGEM de biologie synthétique organisé par le Massachussetts Insitute of Technology. Le Monde paru hier soir leur a consacré un article d’une page entière (ici).

L’article relève que les travaux des jeunes chercheurs français, au nombre de douze, ont été bien mis en valeur aux yeux du jury (d’où le prix spécial) par l’addition de la treizième membre de l’équipe, une jeune étudiante en Master 2 de sociologie à l’EHESS, dont le rôle a été de conduire et de préciser la dimension éthique des projets, toujours délicate puisque la biologie synthétique consiste à fabriquer et manipuler des gènes. Une seule autre équipe concurrente, des Britanniques de Imperial College London, avait adjoint un spécialiste d’éthique.

On ne peut que se réjouir de cette collaboration réussie entre disciplines très différentes et être d’autant plus satisfait de ce résultat malgré la grande jeunesse des membres de l’équipe supervisée par le Professeur Lindner. Cela offre un exemple très précis de ce dont une recherche universitaire exigeante envers elle-même est capable. C’est cet exemple là qu’il faut mettre en valeur quand on veut soutenir l’université.

Alors, y-a-t-il ici « haine de l’université »? Je dirais plutôt admiration, quand elle est due.

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